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#LetsTalkFood Une alimentation et des technologies au profit du bien-être au travail

EdenredQuels sont les bienfaits d’une alimentation saine et équilibrée et quel rôle les nouvelles technologies peuvent-elles jouer en la matière (sur l’offre comme sur la demande ?)

Edenred, coordinateur du programme FOOD (Fighting Obesity through Offer and Demand) a présenté les résultats de la 5ème édition du baromètre FOOD le 19 octobre 2017 dans le cadre de la table ronde interactive #LetsTalkFood, puis lors d’une conférence organisée au Parlement européen (Bruxelles).

La table ronde interactive en direct a été co-animée par Bertrand Dumazy, président-directeur général d’Edenred, Nathalie Renaudin, coordinatrice du programme FOOD et Sylvie Dejardin, nutritionniste.

Comment s’alimenter sainement et de façon équilibrée pour améliorer son bien-être et sa productivité ?

Pour Edenred, alimentation saine et équilibrée rime avec bien-être et productivité.
Selon Bertrand Dumazy, “une alimentation saine et équilibrée, accessible au plus grand nombre est une garantie de baisse des accidents du travail dans le secteur du BTP par exemple, mais aussi d’une productivité garantie dans tous les secteurs d’activité.
Pour Sylvie Dejardin, “bien manger, c’est opter pour une alimentation qui remplit le corps et l’esprit, mais c’est aussi synonyme de bien digérer afin d’avoir la paix du point de vue digestif pendant les heures de travail“.
En effet, on imagine assez facilement qu’un salarié tiraillé par la faim et qui pense à manger sera moins productif qu’un autre dont l’alimentation est saine et suffisante.

Voici 16 recommandations formulées lors de la table ronde pour améliorer son bien-être et sa productivité par une alimentation saine et équilibrée :

  1. Choisir un menu du jour ou bien se constituer une assiette / lunch-box contenant :
    • des produits de qualité et diversifiés : protéines, glucides, lipides, vitamines, minéraux,
    • dont les portions seront chacune suffisantes sans être excessives.
      Il faut savoir qu’il est nécessaire d’adapter le nombre de calories au type d’activité : plus celle-ci est physique, plus il est nécessaire d’augmenter l’apport calorique.
      D’une manière générale, une assiette saine et équilibrée comporte :

      • 80 grammes de protéines, soit 1/4 de l’assiette (sur une épaisseur d’1 cm),
      • 150 à 200g (selon la taille de la personne) de glucides (riz, quinoa, pommes de terre, pâtes, pain), soit également 1/4 de l’assiette (ou l’équivalent de la taille de son poing),
      • pour moitié de l’assiette, des crudités et des légumes cuits, les plus divers et colorés, soit 150 à 200 grammes.
        A noter : une salade qui ne contient pas de protéines et très peu de graisse sera à l’origine de l’apparition de la sensation de faim 1 à 2h après sa consommation.
      • Pour ce qui concerne les lipides et acides gras qui sont contenus dans les sauces (les vinaigrettes par exemple ou celles à base de crème fraiche), l’équivalent de 2 cuillères à soupe est une quantité idéale.
  2. Manger le moins possible de sucré le matin (jus de fruits, confiture, smoothie) pour ne pas éprouver la sensation de faim à 10h. Privilégier les protéines pour éviter la survenue d’un pic d’hypoglycémie qui procure de la fatigue (privilégier les fruits coupés et non en jus, le porridge, du beurre et non de la marguerite, du muesli pour mastiquer, un œuf).
    L’œuf est un aliment qui procure des protéines (5 par semaine peuvent se consommer même si vous avez des problèmes de cholestérol).
  3. Privilégier des glucides (pain, pâtes, pommes de terre) le midi et le soir et manger des légumes crus et cuits à ces repas (de préférence éviter de surcharger le travail de l’intestin par un trop grand apport de fibres).
  4. Mettre des légumes les plus variés et colorés possibles dans son assiette pour susciter l’envie de les consommer (orange, mauve, vert…) et pour disposer des minéraux nécessaires.
  5. Acheter ou choisir des produits locaux pour composer ses assiettes.
  6. Manger des produits de saison et ne pas consommer de fraises par exemple en hiver.
  7. Manger à heures fixes, prendre le temps de manger et laisser 4h s’écouler entre le petit-déjeuner et le déjeuner.
  8. Faire en sorte que les 3 repas quotidiens soient équilibrés et suffisamment conséquents pour éviter de tomber dans le piège des grignotages entre les repas.
  9. Mâcher 16 fois environ une bouchée avant de l’ingérer (la mastication est fondamentale pour une bonne digestion).
  10. Ecouter la satiété de son estomac (qui survient au bout de 20 minutes) : ne pas mâcher suffisamment entraîne la tentation de manger beaucoup plus.
  11. Goûter son plat avant d’ajouter du sel.
  12. Préférer l’eau plate (et, si possible légèrement citronnée) à l’eau pétillante car cette dernière peut interférer sur la digestion en diminuant l’acidité de l’estomac.
  13. Pour maintenir la glycémie le plus stable possible et éviter la pénurie de glucose dans le sang, si le besoin de manger se fait sentir entre le déjeuner et le dîner, consommer des fruits secs (noix, noisettes), un carré de chocolat (pour le magnésium) et/ou un fruit à croquer.
  14. Opter pour des aliments qui contiennent des Omega 3 (graisses dont le pouvoir est anti-inflammatoire) et des protéines dont notre organisme a besoin. Ces aliments se trouvent dans le règne animal (sardines, saumon, thon frais et pas en boîte, filet de poulet) pour l’équivalent d’1/4 de l’assiette soit la quantité de la paume d’une main.
  15. Privilégier les huiles qui se trouvent dans des bouteilles de couleur vert foncé pour que leur qualité ne soit pas dégradée par la lumière. L’huile d’olive et l’huile d’arachide peuvent se cuire pour cuisiner.
  16. Pour lutter contre le stress en matière d’alimentation, consommer :
    • du magnésium qui se trouve dans les fruits secs (par exemple des noix et amandes),
    • les aliments riches en oméga 3 (2 fois par semaine), parce qu’ils ont un impact sur l’anxiété, le stress et la dépression,
    • et, limiter la consommation de :
      1. café (qui ne contribue pas tant que l’eau à l’hydratation du corps),
      2. sucre raffiné.

Résultats de la 5ème édition du baromètre FOOD (Fighting Obesity through Offer and Demand)

Depuis 2012, Edenred réalise le baromètre FOOD à l’échelle européenne pour comprendre les besoins des salariés et orienter l’offre des restaurants vers des menus plus équilibrés.
Pour la 5ème édition de ce baromètre, ce sont plus de 20 000 employés et près de 1 300 restaurateurs ont été interrogés dans 8 pays européens : Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie, Portugal, République tchèque et Slovaquie.
Parmi les évolutions qui ont pu être constatées ces dernières années, il ressort une véritable prise de conscience des bienfaits d’une alimentation équilibrée du côté de l’offre comme de la demande.

Une édition qui met en lumière le rôle des nouvelles technologies

L’édition 2017 du baromètre FOOD s’est particulièrement intéressée aux moyens mis en œuvre pour faciliter l’adoption de bonnes habitudes alimentaires et en particulier le rôle que peuvent avoir les nouvelles technologies en tant qu’outils pratiques et pragmatiques. Celles-ci peuvent en effet pallier l’absence à ses côtés d’un nutritionniste pour recevoir des informations utiles et des conseils sur les plats, les aliments et les restaurants à choisir selon la situation dans laquelle on se trouve.

  • 72% des employés au niveau européen prennent une pause déjeuner quotidienne et, ce chiffre est resté constant depuis 2012.
  • En France, 22 millions d’actifs ont accès à une solution de restauration facilitant l’accès à une alimentation de qualité (soit au moyen des titres restaurants, soit par le biais d’une restauration collective). On dénombre 4 millions d’utilisateurs de titres restaurants en France dont 1,6 millions de tickets restaurants, marque d’Edenred qui est implantée dans 42 pays. Mais, puisque les formes d’emploi évoluent, l’enjeu est également de faire percevoir par les pouvoirs publics l’idée que les indépendants ont aussi le droit d’avoir accès à une alimentation de qualité.
  • 75% des employés au niveau européen considèrent important voire très important la qualité nutritionnelle des plats servis lorsqu’ils choisissent un restaurant ou une cafétéria dans laquelle manger à l’heure du déjeuner.
  • 49% des employés européens prennent en considération l’équilibre du plat pour choisir quoi manger au moment du déjeuner (il s’agit du 2ème critère de choix après l’envie du moment et avant le prix du plat).
  • Il est à noter que d’’un pays à l’autre, les habitudes diffèrent significativement.
    Par exemple :

    • Seulement 50% des employés autrichiens prennent une pause déjeuner quotidienne contre 80% en Slovaquie et au Portugal,
    • L’équilibre du plat influence 73% des employés espagnols dans leur choix de nourriture pour déjeuner, tandis qu’il n’influence que 28% des salariés français.
    • En France, 42% des employés sont totalement en désaccord avec l’idée selon laquelle les nouvelles technologies peuvent les aider à adopter des habitudes alimentaires plus saines. Il est probable que la conception d’un “bon repas” en France soit associée au partage d’un moment convivial et de plaisir au cours duquel on cherche à satisfaire son envie du moment.
  • En Europe, la moitié des employés (50%) estime que les nouvelles technologies (applications mobiles, outils en ligne…) pourraient les aider à adopter des habitudes alimentaires plus saines en leur permettant de choisir (salariés) ou de proposer des plats équilibrés (restaurateurs).
  • Interrogés sur quel type de technologie les aiderait le mieux à adopter des habitudes alimentaires plus saines, les employés européens ont principalement choisi :
    • une application mobile fournissant des recettes de plats équilibrées et des astuces sur l’alimentation saine (43%),
    • une application mobile aidant à choisir les produits les plus sains lorsque l’on fait ses courses (30%),
    • une application mobile facile d’utilisation liée à une base de données permettant de déterminer l’apport nutritionnel des plats préparés (28%),
    • une application mobile qui géolocalise les restaurants sains situés aux alentours (24%),
    • Une application mobile permettant de déterminer les portions idéales d’un plat donné dans le cadre d’une alimentation équilibrée (23%),
    • Un cours en ligne sur l’alimentation saine et équilibrée (17%),
    • Un jeu permettant d’apprendre à mieux équilibrer ses repas (16%).
  • 46% des restaurateurs confirme que les nouvelles technologies leurs seraient utiles pour répondre plus efficacement aux demandes d’alimentation équilibrée de leurs clients. Ils s’intéressent par exemple aux outils qui les aideraient à estimer le nombre idéal de grammes de chaque ingrédient d’un plat équilibré.

« Sources d’informations et outils pédagogiques, les nouvelles technologies, et en particulier les applications mobiles, offrent des perspectives prometteuses pour promouvoir une alimentation équilibrée. L’édition 2017 du baromètre FOOD démontre que l’information des salariés et des restaurateurs constitue un levier clé pour encourager l’adoption d’une alimentation plus saine durant la journée de travail », souligne Nathalie Renaudin, Coordinatrice du programme FOOD.

A propos du programme FOOD

Issu d’un partenariat public – privé en 2009, le programme FOOD – Fighting Obesity through Offer and Demand – se focalise sur le problème croissant de l’obésité en Europe. Démarré en tant que projet dans 6 pays (Belgique, République Tchèque, France, Italie, Espagne et Suède) pour finir par muer en un programme incluant la Slovaquie, le Portugal et l’Autriche, le principal objectif de FOOD est de promouvoir l’équilibre alimentaire auprès des salariés et des restaurateurs afin d’adapter l’offre à la demande. Des outils de communication pratiques et novateurs ont été créés à cette fin. Dans les restaurants, l’intérêt est d’améliorer la qualité nutritionnelle des plats proposés et dans le même temps, de faciliter le choix des consommateurs grâce à une meilleure connaissance de ces améliorations. Pour cela, le lieu de travail est un vecteur privilégié de l’information.

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À propos de Carole Blancot

Carole Blancot est Président de SpotPink, conférencière, formatrice, auteure de plusieurs ouvrages, psychosociologue clinicienne, psychothérapeute (Numéro ADELI : 78 93 1059 6) & bloggeuse sur les thématiques RH et SIRH.
Elle possède 19 années d’expérience professionnelle dans les domaines de la gestion des ressources humaines, du SIRH et de la communication (dont 10 passées sein de Bureaux d’études techniques, cabinets-conseils et prestataires de services). Elle a (co)réalisé en 2015 la première étude portant sur le phénomène du FoMO et sur le niveau de dépendance des Français vis-à-vis des médias sociaux. Elle organise et anime plusieurs cures de détox. digitale chaque année, avec un accompagnement psychologique inclus.
Elle est co-auteur de quatre ouvrages spécialisés sur les médias sociaux et le Système d’Information en Ressources Humaines :
– Barféty, Jean-Marc, Berthelot, Vincent, Clémentine, Daniel, Geuze, François, Just, Bernard, Lebarbenchon, Anne, Scouarnec, Aline, de Vulliod, Claire-Marie, Blancot, Carole (dir.), Gaspardo, Patrick (dir.), 20 années de SIRH et de services RH, Tampere, Atramenta, 2017, 229 p., disponible aux formats PDF, EPUB et broché.
– Le cercle SIRH, Le SIRH Enjeux, bonnes pratiques et innovation, Paris, Edition Vuibert, 2017 [3e éd.], 448 p.
– Les ressources humaines numériques en 32 témoignages – RH, formation, marque employeur, mooc, Editions Kawa, 2015, 146 p. http://ow.ly/Qj6f30eYK43
– La communication de crise à l’heure des médias sociaux, Editions Atramenta, 2012, 100 p., disponible aux formats PDF, EPUB et broché.
– Inondé sous les e-mails, résistez !, Edition Hachette Pratique, Février 2013, 224 p.
Twitter : @CaroleBlancot

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