#DRH comme Directrice des Richesses Humaines (#ITW de @gaudinAustralie & de ses “richesses”)

Australie

SONY DSCInterview d’Alexandra Gaudin, Directrice des Richesses Humaines, Agence Australie

Forte de 15 ans d’expérience dans les Ressources Humaines, Alexandra a accompagné plus d’une centaine de managers et de dirigeants dans leur démarche RH.
Sa particularité : passer d’une gestion rationnelle de la Ressource Humaine à celle d’une valorisation de la Richesse Humaine, en impliquant les salariés au quotidien sur les différents projets de l’entreprise.

Alexandra a expérimenté de nombreuses facettes du métier :

  • Consultante RH chez Chorus Consultant (Cabinet de conseil en Ressources Humaines) et ADP (Leader mondial Ressources Humaines – 2000 salariés) ;
  • Responsable Formation et Communication interne chez CWF (Leader Européen Textile Enfants – 1200 salariés) ;
  • Consultante Experte RH à la CCI de Vendée.

En 2013, Alexandra Gaudin prend le poste de Directrice des Richesses Humaines au sein de l’agence Australie.

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Nous la remercions d’avoir accepté de répondre à nos questions et publions ci-dessous son interview par SpotPink.

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1. Vous avez créé et occupez depuis un an le poste de Directrice des Richesses Humaines chez Australie, pouvez-vous nous expliquer ce qui a motivé cette initiative ?

J’accompagnais l’agence Australie depuis presque un an, en tant que consultante RH, sur plusieurs sujets RH. Après différents échanges avec les managers et les membres du CODIR, la dimension RH a pris une place différente dans la culture de l’agence et, la direction a souhaité créer le poste de DRH.

J’ai pris celui-ci en septembre 2013, avec dès le départ, le souhait de le nommer “Direction des Richesses Humaines” et non des “Ressources Humaines” : je souhaitais en effet afficher, à travers ce nom, une dimension nouvelle des ressources humaines.

2.  Qu’avez-vous pensé du clip D.R.H. d’Anaïs ? Que vous inspirent les paroles de ce clip ?

Je ne suis pas surprise de l’image que l’on peut avoir aujourd’hui de cette fonction : austère, peu à l’écoute, déconnectée, etc. Changeons-la ! A commencer par les formations RH dispensées en faculté et dans les écoles : il faut ouvrir les esprits, rendre les DRH curieux, présents,  humains ! Il faut aussi se montrer, dire ce que l’on fait, car c’est un métier à la fois riche et très conséquent, qui touche de nombreux domaines : on doit jongler avec le juridique, le social, les relations humaines, les chiffres… C’est ce qui en fait aussi son intérêt : impossible de s’ennuyer ! Alors ne donnons pas une image de quelqu’un qui s’ennuie, de quelqu’un de « blasé » ! Nous avons de quoi être dynamiques et connectés !

3.  Les salariés d’Australie ont-ils bien accueilli cette appellation ?

Le titre n’a pas tant fait parler que ça… il me semble ! Nous sommes dans une boîte de pub ! La créativité est de mise ! En revanche, j’ai eu connaissance de sobriquets associés à mon arrivée : la coupeuse de têtes, Léonne (la femme de Léon, le nettoyeur). Pour contrer ces “fanstasmes”, et montrer que les informations arrivent vite aux oreilles, lors de la fête Halloween à l’agence, je me suis déguisée en coupeuse de têtes.

4.  Quelle différence voyez-vous entre votre mission actuelle et celle d’une Directrice des Ressources Humaines ?

Ah, on y vient ! Chaque réponse précédente me donnait envie d’aller plus loin ! Je dirai un élément fondamental : la proximité. Je pense que c’est ce qui est parfois oublié dans la fonction.
Je ne peux passer une journée sans me rendre dans les étages pour tout échange ; je m’interdis le plus possible l’usage des emails. C’est LA grande différence : être près des salariés, avec eux. Les identifier comme des richesses et non comme des ressources. Et donc pour cela, il faut les connaître, les écouter, les rencontrer, s’intéresser à eux.
J’ai donc décidé pour renforcer cette proximité et de ne plus avoir de bureau. Je change tous les mois d’étage, pour être au cœur des Australiens. A chaque étage, je change de place régulièrement, je me déplace avec mon caisson mobile, participe par la présence à quelques « charrettes » le soir, je m’intéresse à ce que font les personnes en leur demandant sur quoi elles travaillent, en partageant avec elles.
J’ai très vite mis en place les fiches de poste et un référentiel de compétences pour les connaître : j’ai rencontré plus de 40 personnes en quelques mois. Je pousse cette proximité entre elles, c’est à dire que je mets des actions en place pour favoriser la (prise de) connaissance entre elles :

  • le midi des métiers, présentant les métiers des uns et des autres de façon informelle,
  • les formations à la prise de parole en intégrant la pédagogie du théâtre avec des groupes (35 personnes formées) totalement mélangés afin de se rencontrer, se connaître.
  • Et voire même, dernièrement, la création de deux troupes de théâtre, autour du théâtre d’improvisation, que j’anime moi-même, et qui comprennent à ce jour 24 Australiens issus de tous les services.

L’écoute fait aussi la différence : les entretiens sur les fiches de poste m’ont permis de mieux comprendre les cœurs de métier, mais également de mesurer les difficultés éventuelles rencontrées. Dès novembre 2013, nous avons mis en place les entretiens annuels avec les managers, pour favoriser l’échange, l’écoute, la reconnaissance et aussi répondre à d’éventuels besoins et difficultés : formation, moyens, fonctionnement…

Un baromètre des Australiens (enquête interne) a permis aussi de récolter les impressions, les attentes de tous. Nous avons présenté les résultats et les managers eux-mêmes ont pris en main les actions à mettre en place pour répondre aux attentes.

Il y aurait encore beaucoup d’actions à citer ! Mais je vais m’arrêter là et je définirai donc la différence entre Ressources et Richesses avec ces mots : proximité, écoute, équité.

5.  Quel est l’emploi du temps journalier type d’une Richesse telle que la votre ?

Plus de la moitié du temps est consacré aux relations humaines : beaucoup de disponibilité pour être à l’écoute des personnes, les conseiller, jouer le rôle de médiateur parfois, remotiver, encourager, accompagner les managers et les membres du CODIR dans leur quotidien. J’y intègre la partie recrutement, l’intégration des nouveaux qui ont un parcours d’intégration, un rapport d’étonnement. Ensuite, la journée se poursuit par le traitement des situations juridiques, et c’est du quotidien : l’égalité hommes-femmes, les obligations CE, le temps de travail, les risques psycho-sociaux, le CHSCT, les accords divers, la classification, le contrat génération.

Mais aussi, tout ce qui a trait aux reportings obligatoires (et il y en a !!) : masse salariale, indicateurs sociaux, formation… ainsi qu’à la recherche des formations, des organismes, la gestion des compétences, la politique de rémunération (si, si, c’est presque une question quotidienne la rémunération !!), la communication interne.

Le début ou la fin de journée, je les consacre au net : veille sur ce qui se fait, se dit, s’entend. Je tweete, je « linkedin »… !

6.  Point de vue des intéressés. Le fait d’être considéré(e) comme une richesse et non plus comme une ressource a-t-il un impact sur votre motivation, façon de travailler et façon de concevoir votre rôle au sein de l’agence Australie ?

Manon Damelincourt, Directrice artistique depuis plus d’un an et demi, 26 ans :

« Je crois qu’à l’ère du tout jetable et remplaçable, le fait d’être considérée comme une “richesse” peut, à moyen terme, être une véritable source de motivation pour les salariés. 

À son arrivée Alexandra a placé la barre très haut ; elle s’emploie depuis, avec détermination et vigueur, à faire se rencontrer les personnalités et les talents au sein de l’agence. 

Si elle n’a pas d’impact direct sur ma façon de travailler, cette appellation me rappelle à l’Humain, à une évocation plus sensible de ma fonction que celle de “ressource”. 

Si on me considère comme une richesse, je me recontextualise au sein de l’agence en tant que personnalité unique, précieuse et exploitable, dans le bon sens du terme ! ».

Delphine Abou,  Chef de groupe Australie depuis plus 1 an et demi, 31 ans  :

« J’aurais difficilement accepté qu’un(e) DRH peu impliqué(e) dans la vie de l’agence porte le titre de “directrice des richesses humaines”, mais on sent chez Alexandra une véritable vocation, son titre n’est pas usurpé, elle le porte même très bien. 

Ce titre ne veut donc rien dire s’il n’est pas accompagné d’une véritable mission, et lorsqu’elle est arrivée à l’agence, Alexandra nous a montré, par son attitude, son respect des valeurs et de l’humain, que productivité peut rimer avec enrichissement personnel.

Cette vision a clairement un impact sur ma façon de travailler, cela me donne envie de me dépasser pour donner le meilleur de moi et exploiter toutes mes capacités, afin d’être à la hauteur du soin que l’on m’apporte. ».

Flavie Simier, Chef de projet Australie depuis 3 mois, 25 ans :

« Le terme “richesse” permet de changer l’image perçue d’une “ressource” : notre DRH paraît plus accessible, plus à l’écoute, plus déterminée à faire vivre et évoluer les employés. Ce changement permet d’installer une certaine proximité entre nous et d’induire à mon sens la valeur du partage et de l’échange ; ce qui se traduit par des échanges moins rigides et une accessibilité plus simple.

Ne pas être considérés comme une ressource est beaucoup plus stimulant au quotidien. Nous sommes évalués sur notre travail mais aussi sur ce que nos personnalités peuvent apporter à l’agence, c’est beaucoup plus motivant pour s’investir dans la vie de l’agence ».

Delphine Richard, Manager et Directrice Conseil depuis 9 ans, 41 ans :

« De caractère plutôt empathique, le fait d’être considérée à titre individuel, et non pas seulement pour ma fonction, a forcément un impact positif, même si il y a encore je pense quelques progrès possibles… L’impact n’est pas encore palpable me concernant au regard de ma hiérarchie. En revanche, il l’est je pense dans la constitution et le fonctionnement de mon équipe, où chaque personne est considérée pour ses capacités professionnelles mais aussi pour sa personnalité. Chaque personne a un rôle à jouer dans la mission qui nous est allouée mais aussi dans le fonctionnement de l’équipe ; et ce rôle s’est construit pour chacun naturellement, selon ses atouts, son caractère… sa richesse. Cette richesse individuelle fait aussi la richesse de l’équipe par une forte complémentarité… chacun apporte quelque chose  à l’autre, sans même s’en rendre compte.

Et, en prenant du recul pour écrire ces quelques lignes, je m’aperçois que cette notion de richesse humaine est bien passée puisque cette petite équipe dynamique vient de mettre en place au sein de l’agence un événement appelé “Nos talents ont une région”. Chaque personne de l’agence pouvait apporter une spécialité culinaire régionale et venir déguster celles des autres autour d’un moment de convivialité… Et le succès a été impressionnant ! ».

7.  Quels sont vos projets pour la suite ?

1 : Faire vivre tout ce qu’on a mis en place, ce n’est d’ailleurs pas forcément le plus simple :

  • Morning news : communication par département deux fois dans l’année
  • Le midi des métiers
  • Les déjeuners du président
  • Le baromètre des australiens
  • Les entretiens annuels
  • etc. !

2 : Continuer d’impliquer le plus possible les managers et les Australiens, à travers des groupes de travail dans des projets comme ceux en cours : revue de la trame d’entretien annuel, faire vivre les valeurs de l’agence, culture du management chez Australie, qui sommes-nous…

3 : Formaliser et développer notre politique RSE.

4 : Poursuivre le déploiement de notre marque employeur pour que les Australiens prennent conscience de ce qu’ils ont, qu’ils soient fiers d’appartenir à cette agence et aussi pour attirer de nouveaux Australiens !

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Remerciements pour leur contribution à cet article :  Alexandra Gaudin - Virginy de Martel - Flavie Simier - Delphine Richard - Delphine Abou – Manon Damelincourt.

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A propos d’Australie

AustralieAustralie est une agence indépendante créée en 1984 par Vincent Leclabart. Elle met son expertise au service d’annonceurs tels que E.Leclerc, le CIC, l’Assurance Maladie, Sisley, Bonduelle, France 3, Petit Navire, Vrai…
Elue agence indépendante de l’année 2013, chaque année depuis plus de dix ans, Australie voit une de ses créations au moins figurer dans le Top 10 Ipsos des publicités préférées des Français.
Australie compte 120 collaborateurs.

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211ème revue #Paie #RH #GRH & #SIRH (du 11/08/2014)

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Digital & Ressources Humaines #RH #DRH

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1181819_48405104Depuis peu le paysage numérique a changé, l’avènement des nouvelles technologies et la modification des habitudes de consommation, les Digital Natives ou génération Y, obligent les entreprises à adapter leurs méthodes de fonctionnement. La révolution digitale impacte les entreprises. La D.R.H. joue un rôle majeur dans ce nouveau phénomène, elle doit prendre en compte ces changements qui s’observent au sein de notre société pour accompagner l’entreprise dans son développement digital.

Qu’est-ce que le digital ?

Le digital provient du latin « digitalis » qui signifie « doigt » c’est un anglicisme qui se traduit par « numérique » en français. C’est pourquoi il est coutume d’associer ces deux mots. Néanmoins il convient tout de même de dissocier ces deux notions. Le numérique renvoyant à une technique qui relève des nombres tandis que le digital fait référence à une notion d’usage, de culture, de pratique.

Aujourd’hui le digital met en exergue la visibilité et l’accessibilité des nouvelles technologies telles que les réseaux sociaux, les plateformes connectées, des smartphones etc. Elle met également en avant les comportements des utilisateurs à disposer de cette technologie en dépit du degré de puissance et de technicité qu’elle représente.

L’avènement du digital 

2013 est une année qui a fortement marqué le développement du digital dans le monde.

A titre d’exemple deux évènements comparables à quelques années d’intervalles :

  • En 2005 le décès du Pape Jean-Paul II a frappé les esprits. Les médias traditionnels étaient les seuls à pouvoir répandre l’information au niveau mondial. Ils avaient le monopole de l’information.
  • En 2013, la création du Pape François a prouvé que le monde avait bien changé. L’essor des nouvelles technologies (tablettes, smartphones, réseaux sociaux) a démontré que la transmission de l’information ne passait plus uniquement par le biais des grands organes de presse.

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Quel est l’impact sur les Ressources Humaines ?

Le développement des technologies numériques est considéré comme un vecteur positif de transformation des entreprises. La D.R.H. occupe une place importante en ce qui concerne l’usage et les applications de ces nouvelles technologies au sein de l’entreprise, pour garantir l’accessibilité à tous et accompagner cette dernière dans son évolution (y compris en veillant à la minimisation des effets secondaires indésirables du digital).

Le digital RH :

Nous allons aborder ci-dessous et avec bon sens, des exemples d’applications du digital RH.

1. Quelles applications du digital et des réseaux sociaux pour la fonction RH ?

Le digital RH, loin de se résumer à un simple phénomène de mode, regroupe un ensemble d’outils, de processus et de techniques qui peuvent être mis au service des différents objectifs et processus métiers de la fonction RH :

  • Sélectionner et intégrer de nouveaux collaborateurs : la collecte des informations utiles à ces 2 objectifs ainsi que le recours à la recommandation (dont la cooptation) n’ont jamais été aussi aisées que depuis le début de l’ère digitale. Exploiter le digital en ce sens permet de rendre significativement plus rapides et efficaces les processus de sélection de candidats et d’intégration de nouveaux collaborateurs. Exploitation des recommandations de profils et de compétences dans Linkedin ou via Keycoopt par exemple, réalisation d’entretiens individuels ou collectifs en visio-conférence, organisation de speed networking recours à des outils d’on-boarding… sont autant d’exemples d’applications du digital dans un objectif RH. Nous avons trop souvent tendance à considérer que l’utilité des réseaux sociaux se résume à l’objectif de recrutement ! C’est loin d’être le cas. La 5ème édition de l’enquête « Identité numérique et recherche d’emploi » publiée par @RegionsJob (http://ow.ly/w593D), confirme d’ailleurs que 3% seulement des candidats ont été recrutés via un réseau social. S’ils sont utiles au recrutement, les réseaux sociaux ne seraient donc pas suffisants pour cet objectif.
  • Former pour développer les compétences : les serious games (ou autres outils de gamification), la création d’universités d’entreprise, les COOC (Corporate Open Online Courses) et l’élaboration de parcours de formation interactive (qui s’inscrivent davantage dans la durée et dans un objectif tant professionnel que collaboratif), sont autant d’exemples d’initiatives modernes pour acquérir et ancrer de nouvelles connaissances et compétences. Ce nouveau type d’action de formation est avant tout permis par des outils et une culture numérique ! Exit la formation exclusivement magistrale et présentielle, individuelle et trop individualisée… Le digital place chaque individu au cœur de la stratégie de l’entreprise et fait de lui un acteur essentiel pour l’atteinte d’un objectif collectif.
  • Impliquer et satisfaire les salariés :

o Faciliter la collaboration, le dialogue et le partage des informations : à l’heure du digital, le temps où les salariés situés en bas de l’organigramme étaient dépendants de leur manager ou d’un collègue pour accéder à une information utile, à collecter en réunion ou bien à recevoir par email (en PJ ou en message), est plutôt révolu. Les informations et les données ne se sont jamais aussi vite et bien partagées que depuis la popularisation des médias sociaux désormais utilisés par le plus grand nombre et le grand public. Si le réseau social d’entreprise n’est pas assez exhaustif, accessible ou performant, alors les informations se partageront par un biais externe à l’entreprise (au détriment parfois de la confidentialité et de la sécurité des données de l’entreprise). Il peut être utile au DRH de déployer une politique de CYOD (Choose Your Own Device), en concertation avec la DSI, pour que l’objectif de partage et de collaboration soit atteint sans que cela s’effectue au détriment de l’intégrité du capital informationnel de l’entreprise.

o Permettre le nomadisme et le télétravail : Pourquoi un salarié serait-il motivé par le fait de devoir faire acte de présence (imposée) au bureau si son travail peut-être plus agréablement, rapidement et efficacement effectué depuis n’importe quel autre endroit ? Comment un salarié peut-il se satisfaire (durablement) de s’astreindre à faire acte de présence au bureau aux heures ouvrées du règlement intérieur (de 9h à 17h par exemple), tout en sachant qu’il est attendu de lui qu’il poursuive sa journée de travail le soir, le week-end voire durant ses congés ?
Il est donc par exemple dans l’intérêt du DRH de :

  • permettre et d’encadrer les différents types de conditions de travail ;
  • fixer des règles précises pour les situations de nomadisme et de télétravail.

o Détecter et récompenser les actions talentueuses :nous assistons actuellement à l’émergence de solutions de gestion des talents de nouvelle génération, à mi-chemin entre le réseau social d’entreprise et le SIRH, et dont les fonctionnalités ressemblent étrangement à celles que proposent les médias sociaux (voir les solutions de Saba). Les revues de compétences impliquant autrefois exclusivement l’intéressé et son manager, peuvent à présent être enrichies par la quantité et la qualité des appréciations recueillies auprès des pairs qui peuvent « endorser » dans ces systèmes, la réputation et les compétences professionnelles d’un collaborateur. Avant, les informations et les actions étaient traitées de façon plutôt anonyme, fermée, confidentielle. Maintenant, tout est par défaut plutôt ouvert et présumé à vocation publique. Le digital a contribué à abolir certains blocages ou barrières au profit d’une meilleure visibilité sur ce que font et ce que sont réellement les individus.

Favoriser le bien-être et la créativité des salariés :la culture du digital est une culture de l’instantanéité, de la transparence, de la collaboration, de l’innovation. Pour contribuer à l’amélioration du bien-être des salariés, il paraît fondamental de lier, dans le contexte de l’entreprise, la stratégie de l’entreprise au rôle de chacun, de sorte à ce que la participation de tous au projet de transformation digitale ait un sens. La créativité et la performance sont conditionnées à des conditions particulières et requièrent notamment le bien-être des intéressés. Indiquer ce qui est permis, encouragé, autorisé mais aussi ce qui est dangereux, risqué, indésirable et interdit est essentiel pour garantir bien-être et efficacité des individus. La transparence et l’honnêteté dans la communication interne sont devenues, plus que jamais indispensables.

  • Développer la performance individuelle et collective et armer au mieux l’entreprise dans une configuration de compétition face à ses concurrents ;

o Développer la marque employeur et améliorer la réputation de l’entreprise : sur la planète digitale, l’absence peut inquiéter. L’individu comme l’entreprise ont une réputation à créer et à entretenir efficacement au fil du temps. Les salariés sont aujourd’hui considérés comme des clients internes à satisfaire. Pour attirer (de nouveaux collaborateurs ou des prospects), et pour retenir/fidéliser (des salariés ou des clients), l’enjeu des entreprises est de rafraichir, de moderniser ou de dynamiser son image. Pourquoi un prospect choisirait-il une marque qui a récolté de mauvais avis tandis que sa concurrente est, elle, manifestement plus appréciée ? Pourquoi un salarié confierait-il sa carrière à une organisation dont la réputation est mauvaise ? Comment maîtriser les informations et l’image que véhicule l’entreprise, puisque celles-ci conditionnent sa réputation et les recommandations dont elle fait l’objet ? Les entreprises se livrent une guerre digitale et celles qui utilisent le mieux les armes à leur disposition sont celles qui ont le plus de chance d’emporter la victoire.

o Etendre la marque au niveau international : avec les nouveaux médias, les entreprises ont à leur disposition un territoire dans lequel les seules frontières sont celles des cultures et des langues. Mener une campagne de communication et de publicité d’envergure n’a jamais été aussi facile et possible à moindre coût qu’à l’heure des médias sociaux. Avec une politique de diversité et de formation (pour la maitrise des langues et le développement de compétences interculturelles par exemple), toute entreprise peut envisager d’accéder à de nouveaux marché en s’appuyant notamment sur le levier du digital.

o Améliorer la cohésion de groupe, développer le sentiment d’appartenance à un groupe social : certaines entreprises ont compris que leur révolution digitale ne s’effectuerait pas en un jour et que si la réussite de ce projet dépendait du travail de tous, c’est aussi en détectant leurs ambassadeurs et en identifiant les potentiels en la matière qu’elles réussiraient plus facilement et plus rapidement. Qu’ils s’appellent portes-parole, community manager, ambassadeur ouChief Data Scientist, ils contribuent, par la force de l’exemple, à démontrer à tous (en interne comme en externe), que l’entreprise est prête à accomplir et à assumer sa transformation digitale. S’il est membre d’un groupe dont il partage les valeurs et qui reconnaît les siennes, quoi de plus satisfaisant, motivant et épanouissant pour un salarié de se sentir utile dans une organisation en prenant une place qui a un sens pour l’accomplissement d’un objectif collectif ?

2. Digital, recrutement et marketing RH

Le DRH va devoir apprendre à recruter les métiers émergents du digital. Grâce aux réseaux sociaux, les entreprises font vivre de véritables expériences digitales RH aux candidats. Le site carrière, la page entreprise LinkedIn, les comptes Twitter ou Facebook, la chaîne YouTube de l’entreprise, de nombreux outils mis à la disposition des entreprises, ainsi qu’à celle des candidats, pour convaincre le « digital worker » de passer à l’acte. Mais pour cela, il est nécessaire qu’il détermine au préalable la stratégie digitale RH qui permettra à l’entreprise d’être attractive aux yeux des candidats et d’être jugée satisfaisante pour ses clients internes.

Cependant, dans quelques entreprises il persiste encore aujourd’hui un écart entre la séduction de l’annonce et la réalité du cadre de travail. Il se peut qu’un digital worker, une fois arrivé dans sa nouvelle entreprise, soit surpris que son bureau et ses outils de travail ne soient pas ceux qu’il espérait, que  le réseau de ne soit pas suffisant pour lui permettre d’utiliser son smartphone, que l’accès aux réseaux sociaux soit bridé ou encore de ne pas disposer d’espaces RH pour gérer sa carrière. Un des véritables enjeux des entreprises est de s’aider du digital RH pour améliorer la performance de l’entreprise en s’appuyant sur les « digital workers ».

Le digital peut jouer un rôle significatif dans l’acquisition et le développement de compétences, et, s’il est convenablement exploité, contribuer à l’exercice de chacun des métiers de l’entreprise.

3. Digital, réseaux sociaux et politique de Responsabilité Sociétale

Ne nous leurrons pas, le digital comporte ses propres risques et inconvénients ; négliger ceux-ci conduirait à un échec.

Selon Olivier Dusserre, directeur de l’école IGS Campus-Paris qui a mené une enquête sur le bien-être et la santé au travail, « La fonction du responsable RH doit donc évoluer : il ne s’agit plus seulement de gérer les carrières mais aussi la vie quotidienne du collaborateur dans l’entreprise » (Source : http://ow.ly/w9sye). Dans un environnement digital, la fonction RH peut intervenir pour limiter l’apparition des effets secondaires indésirables du digital.

  • Prévenir le stress engendré par la surabondance des emails sans négliger celui généré par la popularisation des réseaux sociaux et l’infobésité.
  • Eviter le burn-out lié à un usage intensif des médias sociaux.
  • Prévenir l’apparition de phénomènes addictifs, la perte de confiance en soi, la construction d’une fausse image de soi, la perte de repères liée à l’entretien de relations principalement virtuelles…

4. Digital, intelligence collective et méthodes managériales

  • « Les informations figurant sur les profils Facebook sont de plus en plus souvent utilisées pour justifier des mesures disciplinaires, dans un cadre professionnel ou scolaire. » (source : http://ow.ly/w7xS7). La jurisprudence (en matière de rupture de la relation contractuelle qui lie le salarié à son entreprise) se développe depuis 2004, année de la création de Facebook. Salariés, managers et DRH ont ainsi pu déduire, au gré des premières expériences malheureuses, que l’usage des outils digitaux n’est pas sans conséquence sur la nature de leur collaboration désormais exercée dans un contexte d’abolition des frontières spatiales et temporelles.
  • Avec l’apparition de postes tel que celui de CHO, “chief happiness officers“, l’on perçoit que certaines entreprises misent désormais sur l’engagement et le bien-être de leurs salariés, comme levier de meilleure performance. Le DRH tient un rôle essentiel pour contribuer à la sensibilisation des managers au fait que les anciennes méthodes managériales ne sont plus suffisamment efficaces. En effet, la culture digitale conduit à rendre les relations plus directes, rapides et aisées, au profit de l’autonomie et de la prise d’initiative tandis que la créativité et l’innovation des salariés seraient bridées par une organisation hiérarchique trop verticale.
  • Les nouvelles technologies et les outils collaboratifs, jusqu’alors insuffisamment matures et/ou adoptés par la majorité, font désormais de chacun de nous un nomade potentiel. Le télétravail est donc devenu grâce à cela, une pratique possible. Il est d’ailleurs régulièrement cité comme pratique favorisant l’épanouissement ainsi que comme un levier de motivation et de meilleure productivité. En effet, la possibilité d’exercer ses missions en dehors du cadre habituel de travail (le bureau en les locaux de l’entreprise), contribuerait à faciliter l’articulation de la vie professionnelle et professionnelle et donc, le bien-être de l’intéressé.

5. Digital, communication interne, marque employeur (chiffres clés de 2014)

L’étude HR IDEA 2014 souligne la maturité des entreprises dans leur communication digitale RH (95% proposent des outils digitaux interactifs pour postuler par exemple).

1

Pour conclure, le Digital RH peut constituer un procédé d’amélioration constante de la gestion de la performance et des capacités de l’entreprise. Les nouvelles technologies ont des effets positifs sur l’organisation du temps de travail, mais également sur les relations entre les salariés au sein d’une même entreprise. La Direction des Ressources Humaines a des cartes à jouer dans l’accompagnement de la mise en place de ce nouveau décor relationnel.

Les DRH ont cependant et paradoxalement à tenir un rôle dans la prévention des risques psychosociaux associés à un usage inadapté ou trop intensif des outils numériques. Le DRH peut ainsi proposer la limitation de l’usage de l’email dans l’organisation, garantir le respect d’une charte de bonne conduite numérique ou encore, par exemple, proposer des actions de “détox numérique” aux salariés les plus exposés et qui présentent des conduites addictives.

Le propos de ce billet était également de mettre en valeur le fait que la Direction des RH devra allier ses efforts à ceux des autres divisions de l’entreprise (communication, marketing, commerce, informatique et pourquoi pas financière, pour ce qui concerne le suivi de l’évolution de la performance individuelle et collective), sans oublier le consentement éclairé de la Direction Générale qui ne peut être exclue d’une véritable stratégie de transformation digitale et de « digital RH ».

Sources :

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De l’homme coupable à l’homme capable

STAGE

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Nous nous surprenons à aimer le fait de détester la contradiction. Dans cette publicité de 2009, l’homme paraît fier de son projet « zéro CO2 » dont il nous vante les mérites. Dès lors qu’il est contredit, ce dernier tombe dans le déni. Il est d’ailleurs prêt à remettre en cause le fonctionnement de notre métabolisme, tant son projet s’écroule.

Et si nous avancions lentement vers un monde où l’on ne peut se contredire ? De sorte que dès lors que la volonté a trop vite parlé, il semble d’actualité de tomber dans le sophisme. Je refuse d’avouer que je me suis trompé car cette demande de rédemption est interprétée comme une faiblesse incarnée par les autochtones du XXIe siècle.

A-t-on encore le droit à l’erreur et tout particulièrement dans l’entreprise ? Quel mal y’a-t-il à reconnaître ses torts pour éviter un mal à venir ? Au fond, « c’est aux autres que revient la faute » : si seulement ils étaient capables de me pardonner ! Mais en somme, la faute est mienne également en ce que je serai plus intransigeant encore avec celui qui s’est trompé. Il est une société à laquelle nous appartenons où la seconde chance n’existe pas, ou peu.

Rompons donc avec cette logique et admettons enfin que la véritable intelligence réside dans la présence d’esprit de déterminer lorsque je me suis trop avancé et de saisir le moment opportun de faire machine arrière.

C’est ici que le droit intervient pour soutenir l’entreprise par exemple dans la deuxième chance. En étudiant de près les perspectives d’avenir pour les entreprises en difficulté il est possible de comprendre que nous avons abandonné un droit de la faillite, sorte de monstre de la culpabilisation pour un droit de la sauvegarde. En effet à l’origine, le débiteur ayant échoué (il est appelé failli) se voyait exclu du corps auquel il appartenait.Il semble qu’au fil du temps nous soyons passés de la répression à l’anticipation, ce qui est plutôt positif si on en croit l’efficacité de la loi de sauvegarde des entreprises (SADE) de 2005. Cette dernière a pour but de mieux appréhender les difficultés du débiteur dès qu’elles deviennent prévisibles et avant même qu’elles soient visibles dans la trésorerie.

Il existe plusieurs procédures de sauvegarde dont des procédures amiables telles que le mandat ad hoc (désignation d’un mandataire chargé de détecter quelles sont les difficultés) et la conciliation. Par ailleurs, il existe des procédures collectives telles que la sauvegarde, le redressement et enfin la liquidation. Je vous invite à approfondir chaque procédure sur le site de loi directement ou encore à l’aide du schéma ci-joint.

Notons qu’en 2012, on ne dénombre pas moins de 1408 sauvegardes, plus d’informations ici.

Il est possible de se rendre compte que le droit de la sauvegarde est efficace. Les origines du succès résident en la volonté de conserver une certaine continuité à la fois de l’emploi mais aussi de l’entreprise, qui est typiquement française. On dénombre de grands succès en 2006 tels qu’Eurotunnel ou encore Libération. Il faut par ailleurs noter que les banques savent malgré tout faire preuve de patience, de flexibilité et d’adaptabilité.

Cependant, le principal problème provient du fait que les procédures sont marquées d’un sceau juridique. En effet, l’économie a moins sa place dans la thématique du traitement des difficultés des entreprises que le droit.

Une bonne solution à mes yeux est le modèle de l’économie solidaire. Je crois fortement en le potentiel des Sociétés Coopératives (SCOP). En effet, elles ont un cœur démocratique. Les salariés sont maîtres à l’intérieur de l’entreprise puisqu’ils sont majoritaires en capitaux. Il y a un partage équitable du pourvoir, des risques, de l’information et du profit. De nombreuses entreprises ont pu poursuivre leur activité et se redéployer à l’issue d’un dépôt de bilan ou d’une liquidation judiciaire. Un exemple pourrait être celui en 2012 de l’entreprise de composants électroniques SET, qui s’est battu pour la sauver.

Et si nous abandonnions finalement la « faillibilité » au profit de la fiabilité, comme le suggérait Paul Ricoeur dans La Mémoire, l’Histoire, L’oubli (p. 595). Passons de l’homme coupable à l’homme capable.

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SNCF : grève, dialogue social et Baccalauréat

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Trafic perturbé“La France est paralysée depuis 6 jours”, voici ce que retiendront une majorité de Français (dont ceux qui passent le Baccalauréat aujourd’hui) de ce nouveau mouvement social. Quels sont les motifs de cette grève ? L’Europe décide d’ouvrir les marchés nationaux de transport de voyageurs. Or, celui de SNCF est ancré dans un contexte monopolistique depuis 1938. SNCF se retrouve dans une situation exceptionnelle qui génère une appréhension d’autant plus exacerbée que la grève dure depuis maintenant 6 jours et que celle-ci n’a pas été interrompue au motif de la situation des bacheliers (examen national de Français ou de philosophie). La réforme ferroviaire annonce une réunification de la RFF (Réseau Ferré de France) et de SNCF, pour notamment recouvrir la lourde dette actuelle estimée à plus de 44 milliards d’euros. Les conditions de travail des cheminots subiraient alors des modifications. Enregistrant 27% de grévistes à son commencement, la grève mobilise aujourd’hui 14% du personnel de la SNCF et coûte d’ores et déjà plus de 80 millions d’euros à la SNCF. Dans la perspective de comprendre les raisons qui ont mené à cette situation et d’aborder la question du dialogue social, nous avons souhaité interviewer une personne de la SNCF.

JeremyInterview de Jérémy Woittequand
Après 3 années passées en alternance au sein de la SNCF, Jérémy a obtenu un Bac+3 Responsable de Projets Communication Interne/Externe. Jérémy a été embauché en tant que Community Manager du RER C. Il est désormais chef d’escale en gare de Juvisy.

 1) Comment se décide et s’organise une grève ?

GreveLa Démarche de Concertation Immédiate (DCI) est établie en amont du dépôt d’un préavis de grève pour convenir ou non de l’intérêt de la grève. La réunion de conciliation ne peut intervenir que dans un délai de 3 jours à compter de la réception de la DCI ; laissant ainsi 8 jours pour négocier. Durant cette réunion, Direction et organisations syndicales reviennent sur les raisons de cette DCI et émettent des propositions. La décision d’une grève reconductible ou non est prise, tout en sachant qu’une grève reconductible a généralement plus d’impact. A l’issue de cette réunion de conciliation, est rédigé un relevé de conclusions qui détermine ou non un dépôt de préavis. Une concertation de 5 jours francs a lieu, avant le début de la grève.

2) Le réseau ferré national connait des perturbations de son trafic depuis 6 jours, comment interpréter cela et expliquer cette grève aux Français ?

Une des mesures serait de réunir le Réseau Ferré de France (RFF) et SNCF, en scission depuis 1997, pour le traitement de la dette du système ferroviaire, qui s’élève à plus de 40 milliards d’euros, dont 7 milliards proviennent de la SNCF. Le projet d’ouvrir le secteur ferroviaire à la concurrence prône la construction d’un cadre social commun à l’ensemble du secteur qui garantirait l’absence de concurrence déloyale et accroitrait la performance économique du système. Ce cadre social permettrait d’empêcher le dumping social, avec des entreprises offrant des conditions plus favorables. Selon les cheminots, ce projet de réforme sous-entend une remise en question de leurs acquis sociaux. Au-delà de leurs avantages tels que la gratuité des transports ou encore la date de départ à la retraite, leur préoccupation principale est de voir notamment modifier les conditions de recours au personnel. Parmi les mesures proposées, les cheminots subiraient en effet une perte de 22 jours de repos ainsi qu’une réduction du temps de récupération pour ce qui concerne les déplacements de service. Ceux-ci les contraignent à dormir en-dehors de leur domicile et le temps de récupération alloué passerait de 9h à 8h. La qualité du travail des agents se trouverait dégradée et la sécurité des usagers pourrait en être affectée.

3) Selon vous, ces mesures sont-elles nécessaires pour le recouvrement de la dette ?

Pour réduire le coût de la dette, la SNCF doit générer des gains de productivité importants. Les craintes majeures des cheminots seraient de subir des réductions de postes, une non-reconduction de postes et une augmentation du temps de travail. Toutefois, l’ouverture à la concurrence, pourrait permettre à SNCF de s’engager sur des marchés ferroviaires étrangers, de se développer davantage dans d’autres secteurs d’activités tels que les bus, les locations de vélo, ou encore le covoiturage. En réalité, pour pallier la dette, les agents commerciaux de SNCF pourraient démontrer leur esprit de solidarité en acceptant une légère modification de leurs conditions de travail qui se substituerait à celles des agents affectés à la sécurité. Par exemple, augmenter de 20 minutes le temps de travail des agents aux guichets, permettrait un gain de productivité notable.

4) Le taux de grévistes n’est désormais plus que de 14%. Comment pouvez-vous expliquer ce chiffre ?

Jérémy Woittequand : Les Français ont peut-être l’impression que c’est tout SNCF qui est en grève mais en réalité, ce mouvement qui a impliqué initialement 27% des effectifs ne mobilise plus que 14% d’entre-eux, 6 jours plus tard.

Judith Portron : Vous faîtes bien de rappeler ces nombres dans un contexte où les usagers et les Français pourraient considérer que c’est une grève de plus, et un mouvement supplémentaire qui paralyse la France.

Jérémy Woittequand : La majorité des agents en grève sont ceux affectés à la sécurité tels que les conducteurs, les aiguilleurs ou encore les agents du service commercial. Ce faible taux peut être expliqué par un manque d’information de la part des O.S.. Depuis maintenant quelques mois, SNCF publie des communiqués au sein de l’entreprise et ces efforts de communication sont mis en oeuvre pour que chaque salarié soit informé et soit impliqué dans les décisions.

5) Vous nous parlez de grève intelligente : de quoi s’agit-il ?

Xavier Bertrand disait : « Quand on s’oppose, on doit aussi savoir proposer ». Aujourd’hui, les organisations syndicales n’ont pas de propositions concrètes pour s’opposer aux mesures de la réforme ferroviaire. Les organisations syndicales doivent être plus pédagogues et explicites pour faciliter la compréhension du motif de la grève. La peur du changement, quel qu’il soit, amène les cheminots à une volonté de grève fréquente. L’image de SNCF, plutôt négative, a été ternie par la prolongation de la grève en période de baccalauréat pour les lycéens. Nombreux sont ceux qui pensent qu’offrir la gratuité des transports gratuits durant la grève serait nécessaire, cependant cela est impossible contractuellement.

6) Nous entendons parler du service « Assistance Examens » : que fait concrètement la SNCF ?

En cette période de baccalauréat pour les lycéens, cette grève a un impact psychologique particulièrement fort et attise l’animosité des Français. Pour pallier les désagréments causés par la mobilisation, SNCF a mis en place un dispositif d’assistance exceptionnel pour les lycées. La direction de SNCF a mobilisé 10.000 agents pour assurer l’acheminement des candidats au baccalauréat. Cette solution intègre la garantie des trains et des bus aux moments-clés, un numéro vert de renseignements, un service d’information déployé par des volontaires, la gratuité du covoiturage avec 123envoiture.com ainsi qu’une actualité en temps réel sur les réseaux sociaux via les fils Twitter SNCF_infospresse et SNCF_Direct. Ce dispositif d’assistance, rallié par les syndicats, est une alternative à la situation actuelle afin de démontrer la mobilisation de l’entreprise pour l’intérêt général.

image

Les organisations syndicales subissent un retard certain dans l’appropriation des réseaux sociaux qui sont pourtant nécessaires à une communication nationale. Ces organisations pourraient par exemple interagir avec la Direction et prouver, par des communications publiques, leur transparence à l’égard des agents et des usagers.

Merci à Jérémy Woittequand d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.

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Une première initiative a été tentée par le syndicat SudRail qui créait un premier compte Twitter il y a une dizaine de jours. S’il a été supprimé depuis, c’est peut-être que le compte a fait l’objet d’un trop grand nombre de notifications (questions, interpellations, railleries…). En effet, la reconduite de la grève en période du baccalauréat a pu être mal perçue par la population pour ce qui concerne l’avenir des lycéens et, la maturité des organisations syndicales vis-à-vis des médias sociaux n’est peut-être pas suffisante… A quand un mouvement social publiquement et conjointement géré sur les médias sociaux par la Direction, les Organisations Syndicales, les agents, les usagers et le reste des Français ?

 

 SOURCES :

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Auteure de ce billet

jude portraitJudith Portron
Stagiaire chargée de marketing et communication chez SpotPink, je suis étudiante en deuxième année d’école de commerce, Kedge à Bordeaux. Je suis passionnée par le domaine du marketing et des outils de communication, éléments indispensables au développement et au succès d’une entreprise. Très intéressée par l’entrepreneuriat, je souhaiterais dans le futur mettre à profit mes connaissances et mes expériences professionnelles dans une création d’entreprise. Dynamique et joviale, l’équitation et la musique ont une part importante dans ma vie. Vous pouvez me contacter via mon compte Twitter ou mon profil LinkedIn : Judith Portron. Mes tweets sur @spotpink seront signés par ^J.

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Femmes et conseils d’administration : petit pas et grand progrès?

Business Woman

Business WomanAu cours de ces dernières années le statut de la femme a évolué, notamment grâce à l’obtention du droit de vote de celles-ci en 1944. Dès lors, elles se sont imposées dans la société et dans le monde du travail : certaines femmes occupent aujourd’hui des postes à hautes responsabilités ou travaillent dans la politique. Désormais, leur place “légitime” n’est plus réduite à celle du foyer même si les disparités entre les hommes et les femmes persistent au travail. De plus, la loi du 27 janvier 2011 avait pour but  d’équilibrer le nombre de femmes et d’hommes au sein des conseils d’administration et de surveillance ainsi que de contribuer à l’égalité professionnelle.

1) Une nouvelle avancée pour l’égalité entre les femmes et les hommes

Egalité homme femme

Source : @MDDFemmes

Le 1er juin dernier, le seuil des 30% de femmes dans les conseils d’administration du CAC 40 a été dépassé (soit +2 points en 1 an). Des quotas pour les entreprises de plus de 500 salariés et de plus de 50 millions de chiffre d’affaires avaient été instaurés. C’est grâce à cette stratégie que les résultats sont satisfaisants se félicite Naja VALLAUD-BELKACEM, ministre des droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports.

Cependant, la féminisation des comités exécutifs et des comités de direction, qui comptent respectivement 10,3% de femmes dans les entreprises du CAC 40 et 12,1% dans les entreprises du SBF 120, est aussi une priorité. Pour accélérer cette évolution décisive, Najat VALLAUD-BELKACEM mobilise les grandes entreprises. En signant des conventions avec le ministère, 27 entreprises ont ainsi pris des engagements sur la féminisation des postes de direction, notamment des comités exécutifs et des comités de direction. 10 nouvelles entreprises s’associeront prochainement à la démarche.

2) Des écarts toujours importants

Depuis toujours on considère les femmes comme perdantes sur le marché du travail, malgré le fait qu’elles soient 71% a décrocher le bac contre 57% chez les garçons. Les promotions pour des postes importants sont données aux hommes : c’est ce qu’on appelle le plafond de verre. Les femmes restent donc bloquées dans leur carrière parce que certains postes leur sont encore inaccessibles.

Les écarts de taux d’emploi entre les femmes et les hommes restent élevés (9 points selon l’OCDE) et ceux-ci sont importants d’une part, pour le statut de la femme dans la société et d’une autre part, car cela est un facteur de pauvreté pour la France. En effet, si ces écarts disparaissaient, une croissance du PIB par habitant en France apparaîtrait alors. Nous pouvons nous appuyer sur une étude du cabinet McKinsey, Woman matter (2013), qui montre que les entreprises dont les instances dirigeantes sont les plus féminisées résistent mieux et obtiennent de meilleurs résultats que celles sans aucune femme dans ces instances.

Le gouvernement français a donc décidé de mettre en place des peines plus importantes pour les entreprises qui ne respecteraient pas les dispositions sur l’égalité professionnelle : elles seront sanctionnées par l’interdiction d’accès aux marchés publics.

egalite-hommes-femmes-07102013

RH info – Caricature – Égalité Hommes-femmes http://ow.ly/xSMXH

3) Les objectifs en chiffres :

Schéma femmes

Le seuil des 30% de femmes dans les conseils d’administration du CAC 40 dépassé | Ministère des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports http://ow.ly/xZqSJ

  • d’ici 2017, la France s’est fixée pour objectif d’atteindre 40% de femmes dans les conseils d’administration des grandes entreprises et aussi parmi les nominations aux postes de cadres dirigeants de l’État ;
  • d’ici 2017, la France s’est également fixée pour objectif de faire progresser de 10 points la part des femmes dans la création d’entreprises ;
  • d’ici dix ans, la France s’est fixée pour objectif d’annuler l’écart de taux d’emploi entre les femmes et les hommes et de généraliser la parité dans l’ensemble des institutions politiques, économiques et sociales.

Le gouvernement a pour objectif que soit atteint en 2017 un pourcentage d’au moins 40% de cadres féminins dans les nominations aux emplois d’encadrement supérieur et de dirigeants de l’État.

Pour garantir ces progrès au niveau de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la durée, des actions supplémentaires sont engagées :

  • le Gouvernement renforce les actions de repérage des potentiels talents féminins et d’accompagnement au leadership ;
  • la systématisation de la règle de présentation de trois propositions, dont un candidat de chaque sexe, pour chaque nomination sur un emploi nommé en Conseil des ministres ;
  • les meilleures pratiques et les résultats en matière de nomination des femmes aux emplois de cadres dirigeants et supérieurs seront valorisés à l’automne 2014 sous la forme d’un « palmarès » des administrations les plus exemplaires.

Le statut de la femme au travail s’équilibre donc de plus en plus avec celui de l’homme, malheureusement cela ne suffit toujours pas pour que la femme soit enfin considérée comme l’”égale” du sexe opposé. Dans la logique des choses, si les postes pour les femmes et les hommes deviennent égaux, l’écart des salaires entre les sexes opposés devraient aussi diminuer voire disparaitre. Les hommes sont en moyenne payés entre 7 et 36 % de plus que les femmes : il est important que les femmes aient des postes à plus hautes responsabilités mais il est indispensable que les salaires suivent! A suivre…

Revoir aussi les articles suivants :

Sources :

  • RH info – 03. Pratiques RH en PME Saison 1 : L’égalité professionnelle http://ow.ly/xSIBk
  • Inégalités de revenus salariaux entre hommes et femmes — Wikipédia http://ow.ly/xSLT2
  • Égalité professionnelle : où en sont les entreprises ? http://ow.ly/xSNkm
  • Equal pay day: Comment les autres pays luttent-ils contre les inégalités de salaire entre hommes et femmes? – 20minutes.fr http://ow.ly/xSNGS
  • Les écarts de salaires entre hommes et femmes sont moindres dans le numérique http://ow.ly/xSOzz
  • Donner-aux-femmes-toute-leur-place-dans-l-economie.pdf http://ow.ly/xSJbJ
  • Le seuil des 30% de femmes dans les conseils d’administration du CAC 40 dépassé | Ministère des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports http://ow.ly/xSJoY
  • Les hommes mieux payés que les femmes – Emploi Pro http://ow.ly/y0Gzf

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Auteure de ce billet

Julie MorgeseJulie Morgese
Stagiaire chargée de communication et de marketing chez SpotPink pour une durée de deux mois. Ce stage me permet de clôturer ma deuxième année à l’ISEG Marketing & Communication School, une école de commerce. Je suis très intéressée par le domaine de la communication, j’ai aussi envie de découvrir le fonctionnement de la publicité ainsi que les actions de marketing. Je suis de près l’évolution des technologies car elles font aujourd’hui partie de la vie de chacun. Passionnée par la danse, je suis ouverte d’esprit et j’aime découvrir des nouvelles choses comme des pays, des langues ou encore des cultures différentes de la mienne. N’hésitez pas à me suivre ou à me contacter sur mon compte Twitter : @JulieMorgese ou Facebook : Julie Morgese. Mes tweets sur @spotpink seront signés par ^Ju.

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Workplace mobbing: causes and preventions

source: members.shaw.ca
workplace mobbing

source: members.shaw.ca

  • 75% of the employees have stolen from their enterprise (McGurn, 1998);
  • Behaviors such as theft, fraud, vandalism, sabotage, absenteeism affect 35-75% of employees (Harper, 1990);
  • 42% of the French said they had been sexually harassed in the workplace (Webb, 1991).

In the book MOBBING: Emotional Abuse in the American Workplace, the authors say that mobbing is typically found in work environments that have poorly organized production and/or working methods and incapable or inattentive management and that mobbing victims are usually?exceptional individuals who demonstrated intelligence, competence, creativity, integrity, accomplishment and dedication.

Read more: http://www.spotpink.com/2014/05/30/workplace-mobbing-causes-preventions/#ixzz33BS07svd

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#nomadisme : infographie, avantages et inconvénients pour les salariés et l’entreprise

infographie-nomadisme-en-entreprise-pratiques-et-enjeux

Le nomadisme : infographie, avantages et inconvénients pour les salariés et l’entreprise

De plus en plus d’entreprises Françaises et de salariés optent pour le nomadisme.

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Tantôt considéré comme un levier de transformation des entreprises et un facteur favorisant l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée, le nomadisme pourrait-il être également un fardeau pour les salariés qui le pratiquent  ?

Avant d’émettre des conclusions hâtives, analysons ce qu’est le nomadisme en entreprise et ses conséquences potentielles.

Le concept de nomadisme renvoie selon P. Bouvard et P. Storhaye (dans leur ouvrage “Le travail à distance”, Dunod, Paris, 2013, P.12), “à une variété de réalités : salariés travaillant dans un cadre légal identifié, salariés hyper-mobiles travaillant à distance de partout sans cadre particulier et travailleurs externes, impliqués dans l’entreprise pour une durée suffisamment significative pour y laisser trace.” Les auteurs rappellent d’ailleurs que la notion de nomadisme inclue, pour ce qui concerne l’entreprise, les situations de télétravail encadré et de travail à distance. Ils évoquent également (P.17) le télétravail “clandestin” ou gris (parce qu’il est non formalisé, exercé de façon informelle et sans contractualisation particulière). Ce dernier peut également être le fait de personnes en situation de nomadisme.

Facteur de flexibilité au travail, au service d’une meilleure productivité pour l’entreprise qui le permet et présentant des bénéfices pour les salariés qui le pratiquent, le nomadisme est une pratique dans l’air du temps. Elle doit son essor, au moins en partie, à l’apparition, à la généralisation, à la modernisation et à la démocratisation, tant de nouveaux appareils intelligents, que des technologies de l’information et de la communication.

Selon les psychologues du travail, le nomadisme est un phénomène inéluctable et irréversible de la société.
Il présenterait une réponse adéquate aux évolutions de la société et aux nouvelles façons de travailler mais il susciterait aussi des craintes, plus ou moins conscientes et exprimées, chez les managers, les DRH, les patrons et même ceux qui le pratiquent.

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Infographie : ciel-mon-bureau Cliquez sur l’image puis la loupe pour l’agrandir.

Les avantages du nomadisme

  • Plusieurs études ont montré qu’un individu qui exerce dans un lieu autre que celui de son habituel bureau, est apte à mieux travailler, voire, est plus productif.
  • On estime qu’il y a eu en moyenne ” plus d’un milliard de travailleurs nomades dans le monde en 2011″ avec un retard de la France : entre 10 et 15 % l’effectif français contre 18 % en Europe”.
  • Certaines études ont d’ailleurs émis l’hypothèse selon laquelle le nomadisme réduirait le risque de burn-out, de plus en plus fréquemment rencontré au sein des entreprises.
  • Faciliter le nomadisme est la formule idéale pour se mettre au vert ! Puisque 60 % des bureaux en France sont des espaces ouverts favorisant la nature et la biodiversité.
  • Cela permet également de rendre les adeptes du nomadisme plus autonomes et souvent plus mobiles.
  • Le nomadisme est aussi une alternative à l’open space qui ne fait pas que des émules :

 Les inconvénients du nomadisme

  • Les cadres dirigeants, généralement plutôt adeptes de cette pratique, reconnaissent qu’en dépit de ses avantages, le nomadisme impliquerait un frein managérial, compte tenu de la disparition successive des contrôles de présence, mais surtout “un risque élevé de violation des données privées des entreprises“.
  • De plus, la mobilité incitée par le nomadisme conduirait à la réduction du temps accordé à la vie privée. Ainsi, 91% des salariés équipés de smartphones par leurs entreprises avouent consulter ceux-ci sur leur temps libre (source P.17 de l’ouvrage).
  • Selon l’étude Demain, Tous nomades ! effectuée par Jones Lang LaSalle, la frontière entre vie professionnelle et vie privée est qualifiée comme quasi inexistante pour 43 % des cadres interrogés et parmi ceux-ci, 70 %  reconnaissent travailler une fois rentrés à leur domicile.

Pour en savoir davantage : 

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Auteur de ce billet

Johan PALIX

moiChargé de Communication et Marketing (Stagiaire) chez SpotPink. Actuellement en Licence Economie Gestion (Première année) à l’Université de Valenciennes et du Hainaut Cambrésis. Avec la progression des réseaux sociaux et l’information qu’ils y présentent, j’ai décidé de m’y intéresser d’un peu plus près afin de mieux progresser avec ces jouets de notre quotidien. Mon compte Twitter : @LP_J

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Le burn-out, une maladie professionnelle ?

burn-out 3

Fin mars 2014, un groupe de travail composé d’experts, de médecins et de psychologues est réuni par le ministère du travail. Sa mission ? « Clarifier ce que recouvre le burn-out, pour mieux le prévenir ». Il n’est cependant pas question de traiter des questions de reconnaissance et de réparation. En ce sens, peut-on tout de même considérer le burn-out  comme une maladie professionnelle ?

Le burn-out, c’est quoi ?

burn-out 3Le burn-out résulte de l’entremêlement de trois dimensions.
Tout d’abord l’épuisement émotionnel, qui est le trait central du burn-out. C’en est une condition nécessaire mais non suffisante.
Ensuite la dépersonnalisation de la relation, qui est notamment caractérisée par un manque d’intérêt pour le travail et une attitude interpersonnelle négative. C’est une stratégie de faire face à l’épuisement émotionnel.
Enfin, l’accomplissement personnel réduit qui s’accompagne d’un sentiment de déclin des compétences. Le professionnel s’évalue négativement, son estime de soi baisse, tout comme son sentiment d’auto-efficacité. La chute du sentiment d’accomplissement entraîne la montée de l’épuisement et la perte de l’intérêt pour autrui.

Le burn-out peut donc être défini comme un syndrome d’épuisement émotionnel, de dépersonnalisation et de baisse de l’accomplissement personnel qui apparaît chez les individus impliqués professionnellement auprès d’autrui.

Le burn-out présente ces caractéristiques :

  • la prédominance de symptômes disphoriques tels que l’épuisement mental ou émotionnel.
  • La présence combinée de symptômes mentaux et comportementaux liés au travail, et apparaissant chez une personne dénuée de pathologie mentale antérieure.
  • Enfin, la baisse des performances et de l’efficacité au travail, attribuée aux attitudes et comportements négatifs.

Le burn-out, ça concerne qui ?

Une étude a évalué à trois millions le nombre d’actifs qui présenteraient un risque élevé de développer un burn-out en France. Toutes les catégories professionnelles sont concernées, mais le risque est particulièrement élevé chez les agriculteurs, les artisans, les commerçants, les chefs d’entreprise et les cadres.
Selon cette même étude, les femmes sont généralement plus susceptibles de développer ce syndrome que les hommes.
Les quinquagénaires sont en outre plus exposés au burn-out que les trentenaires.

Et vous, pensez-vous risquer de souffrir de burn-out ?
Pour le savoir, faites le test !

burn-out 2La thèse socio-cognitive propose une continuité entre l’engagement au travail et le burn-out, qui se situeraient aux deux pôles d’un continuum. Le burn-out apparaîtrait effectivement en cas de discordance perçue entre un individu et son environnement professionnel.
On dénombre d’ailleurs six critères d’évaluation du rapport entre une personne et son travail :

  1. les sentiments de justice,
  2. le sentiment d’appartenance au collectif,
  3. le contrôle sur son travail,
  4. le niveau de récompense,
  5. la congruence entre ses propres valeurs et celles de l’organisation,
  6. et enfin, la charge de travail imposée au salarié.

Le sur-engagement au travail est ainsi le point commun à toutes les personnes qui développent un burn-out. Toutefois, avant le sur-engagement, il y a l’engagement. L’individu victime de burn-out apprécie donc son travail et lui accorde une place très importante dans sa vie. Les actifs les plus touchés sont même souvent les meilleurs éléments d’une société. C’est la chronicité des épisodes de détresse qui va pousser le salarié à entrer dans le cercle vicieux du burn-out.

Aujourd’hui, les individus victimes de burn-out réclament à l’unisson que ce syndrome soit reconnu comme une maladie professionnelle par la sécurité sociale. Malheureusement, ils ne sont qu’une minorité à obtenir cette reconnaissance. Pour cela il faut en effet qu’un lien direct avec le travail soit mis en évidence, mais la tâche est plus ardue qu’elle n’y paraît…

Pour en savoir plus :

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967206_10203048783969883_1093788964_o-225x30011Aurore LEMONNIER
Chargée de communication et marketing (stagiaire) chez SpotPink. Je suis actuellement en Master 1 de Psychologie, Environnement et Menaces Sociales à l’université Paris Descartes. Véritablement attirée par le domaine de la communication, je m’intéresse plus particulièrement à ses applications en psychologie. Je suis passionnée de théâtre et de littérature. En quête perpétuelle de nouvelles expériences, j’aime voyager à travers le monde. Vous pouvez me suivre sur mon compte Twitter : @AuroreLemonnier

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Optimisez la performance grâce à la #formation !

brandonHall

Capture d’écran 2014-04-01 à 13.45.10

“Adapting your learning model to more effectively engage, build and expand talent”

Notre monde est en pleine mutation : nos façons de vivre et de travailler se modifient en profondeur. Dans ce contexte, la formation doit également évoluer, autant au niveau de la méthode qu’au niveau des outils d’apprentissage utilisés. La dernière enquête menée par Brandon Hall group « Relationship Centered Learning », constate que les organisations qui adoptent déjà des modèles de formation plus adaptatifs, en mettant l’accent sur l’optimisation des relations et des communautés, obtiennent souvent de meilleurs résultats commerciaux.

Livre Blanc de Brandon Hall : stimuler et développer les talents des employés.

Cet article examine comment les organisations peuvent fournir des modèles de formation et d’apprentissage adaptatifs, axés sur le développement continu des ressources, des communautés, des réseaux et des relations humaines.

Les thèmes traités sont les suivants :

  • L’évolution et l’analyse de rentabilité des modèles de formation adaptative.
  • Une technologie sociale permettant de créer de nouvelles relations.
  • Les environnements de formation de type « Relationship Centered Learning ».
  • Les méthodes pour stimuler et développer les talents.
  • La gestion du changement.

L’évolution et l’analyse de la rentabilité des modèles de formation adaptative

Les grands changements mondiaux dans l’économie, ainsi que les progrès techniques des 100 dernières années, rendent nécessaire l’adaptation des méthodes de formation. En effet, il s’agit de mettre les approches de formation au service du développement des personnes, dans des environnements uniques.

Cet article est donc centré sur les modèles de formation adaptative, eux-mêmes axés sur les résultats de performance. Il s’appuie sur les liens entre le contenu, les personnes, leurs environnements et leurs objectifs, pour concevoir et délivrer les actions de formation les plus pertinentes. Celles-ci seront alors, tant au profit des employés, que de l’entreprise.

Cette recherche estime que :

  • moins de 17 % des organisations sont passées au « Relationship Centered Learning model »,
  • plus de 70% des organisations qui ont pris des mesures dans ce sens ont signalé une augmentation de revenus et une évolution positive de tous les indicateurs clés de performance.

La technologie sociale au profit de nouvelles relations

Capture d’écran 2014-04-01 à 13.47.52

L’avènement de modèles économiques plus complexes créé le besoin pour les employés d’apprendre de leurs pairs au sein de l’organisation. De nouvelles technologies ont été développées pour soutenir ce nouveau type de besoin et d’approche.

La formation adaptative basée sur les relations nécessite une technologie d’apprentissage sophistiquée pour améliorer la qualité des relations existantes entre les formateurs, les stagiaires de la formation, le contenu de formation, et l’environnement. Elle exige le passage d’une simple gestion de l’apprentissage formel à la création d’une culture d’apprentissage en continu, s’appuyant sur le développement constant des personnes.

Les environnements de formation de type « Relationship Centered Learning »

“Relationship centeredCapture d’écran 2014-04-01 à 13.47.35 learning model” nécessite la création d’un environnement d’apprentissage qui favorise le développement permanent des connaissances et des compétences.

Ces environnements doivent :

  • fournir des outils faciles à utiliser, qui présentent aux employés l’occasion de se connecter à des sources de connaissances formelles et informelles de l’organisation,
  • présenter à chaque employé des possibilités de développement, basées sur leurs compétences, leurs objectifs, leurs faiblesses, etc.

Une organisation peut mettre en œuvre ce type d’approche, même si elle ne dispose pas de l’ensemble de ces outils technologiques. Cependant, il est impératif d’établir une stratégie à long terme par la suite, pour créer un environnement qui favorisera le développement en continu des connaissances, des ressources et des relations humaines. En effet, sans véritable stratégie, les organisations pourraient finalement investir du temps, de l’énergie et du budget dans un outil technologique qui serait insuffisant voire inadapté.

Méthodes pour stimuler et développer les talents

Si nous savons que nous devons améliorer nos méthodes d’apprentissage, pourquoi alors faisons-nous perdurer nos actuels processus de gestion et de formation ? Tout simplement parce qu’il est difficile de rassembler toutes les technologies, les données et les ressources nécessaires pour offrir de véritables possibilités de développement, capables de dépasser la formation simple et l’e-Learning standard.

Il faut donc des recommandations intelligentes de développement, pertinentes et opportunes pour les collaborateurs.Les facteurs clés résident dans :

  • un environnement d’apprentissage permettant d’identifier une activité comme une opportunité de développement,
  • le suivi de cette activité,
  • la mesure de l’impact de cette activité sur les objectifs de développement de l’employé et sur la croissance de l’entreprise.

La gestion du changement

Afin de fournir des orientations de développement appropriées, une organisation doit analyser les rôles des employés et leurs besoins. Il est également nécessaire d’analyser l’environnement dans lequel ils évoluent et les relations qui sont en jeu.

En outre, il est essentiel de veiller à ce que le contenu qui est créé à la fois pour les programmes de développement plus vastes et pour les approches de développement plus informelles, soit :

  • conforme à la langue et aux informations essentielles,
  • à l’appui des valeurs fondamentales ou des compétences rares d’une organisation.

Dans le cadre de cette stratégie, il est important de travailler avec des partenaires commerciaux  pour identifier les indicateurs clés de succès.

Résumé :

Adopter une approche holistique centrée sur les relations et sur l’apprentissage, garantit non seulement des formations alignées à la stratégie de l’entreprise, mais fournit également aux apprenants les outils et les environnements nécessaires à la réussite collective.

Voici quelques conseils pour commencer :

  • Présenter aux apprenants les options qui s’offrent à eux et leur fournir des feedbacks.
  • Se concentrer sur la création d’environnements de développement plutôt que sur des programmes d’apprentissage ; les environnements doivent mettre l’accent sur les points de connexion et sur les relations.
  • Les modèles d’apprentissage et les outils qui fournissent les meilleurs résultats sont ceux qui favorisent une culture de coaching, de mentorat d’apprentissage, de feedbacks et d’interactions.
  • S’assurer que les employés ont une perception claire de votre vision de l’apprentissage, de la gestion des talents et aussi des interactions sociales.

Téléchargez le livre blanc de Brandon Hall (PDF – 14 pages) : “Adaptez votre stratégie de formation afin d’attirer, de consolider et de développer efficacement les talents”.

À propos de Brandon Hall GroupbrandonHall

Avec plus de 10.000 clients dans le monde et 20 ans de prestation de services de recherche et de conseil, Brandon Hall Group est un organisme reconnu en matière d’amélioration des performances qui intervient dans des domaines de recherche, tels que la formation et le perfectionnement, la gestion des talents, l’efficacité des ventes, l’impact marketing et la Direction Générale.

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Auteures du billet

photo-joo-167x3001Johanna CORNET
Chargée de Communication et Marketing (stagiaire) chez SpotPink. Je suis actuellement étudiante en Master 1 de Psychologie Sociale appliquée (contexte, organisation et décision) à l’université de Paris Ouest la Défense. Je suis particulièrement intéressée par les domaines de la communication, du marketing, de la publicité et de la consommation. Je suis également passionnée par les voyages. Vous pouvez me suivre sur mon compte Twitter : @Johanna_Cornet

P1100663bis1Tamilla STICHWEH
Chargée de Communication et Marketing (stagiaire) chez SpotPink. Je suis actuellement en Master 1 de Psychologie Sociale Appliquée à l’université de Paris Ouest Nanterre. Outre la psychologie et ses nombreux domaines d’application, je suis passionnée par l’écriture et le cinéma. Je parle français, allemand et anglais. Vous pouvez me suivre sur mon compte Twitter @Tamilla_St

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#DSN: montée en puissance du nombre de projets initiés par les entreprises

logo app ADP

VisuelDSN_3Rappel : S’inscrit dans le cadre du projet de simplification des déclarations administratives, la Déclaration Sociale Nominative (DSN) découle d’une volonté gouvernementale fondée par l’article 35 de la loi du 22 mars 2012.
Mise en place de la Déclaration Sociale Nominative: Une prise de conscience progressive des entreprises

47% lanceront un projet de déploiement cette année

Mesure phare du « Choc de simplification » souhaité par le gouvernement français, la Déclaration Sociale Nominative (DSN) entrera en vigueur au 1er janvier 2016 pour l’ensemble des entreprises.
D’ici là, les différentes déclarations sociales existantes seront progressivement remplacées par un flux mensuel unique dématérialisé et des signalements d’événements ponctuels.

Conscientes de l’enjeu et des impacts du projet, les entreprises françaises sont encore peu nombreuses à avoir engagé un projet de déploiement. C’est l’un des enseignements de l’étude publiée le 20/03/2014 par ADP, l’un des principaux acteurs mondiaux sur le secteur des services d’externalisation et de gestion du capital humain et par CSC, un des leaders mondiaux dans le conseil, l’intégration de solutions d’entreprise et l’externalisation.

L’année 2014 devrait cependant voir les entreprises se préparer à cette échéance et prendre des initiatives dans ce sens.

  • Bien que 72% des personnes ayant répondu à l’étude disent avoir un niveau de sensibilisation à la DSN moyen, voire faible, elles sont 92% à considérer la DSN comme un projet important, risqué ou difficile.
  • 42% perçoivent une complexité induite par la mise en place de la DSN mais, pour 58%, la DSN aura des résultats positifs.
  • 47% lanceront le projet dès cette année, 45% en 2015.

Une sensibilisation des entreprises encore faible

Lancée par le gouvernement en 2013, la mise en place de la DSN reste un sujet de préoccupation éloigné pour les entreprises.
Néanmoins, ils ont au global une vision claire du projet et considèrent que ce projet sera, pour leur entreprise, important (32%) étant donné ses multiples facettes (informatique, organisationnel…), plutôt difficile (30%) et aussi risqué (27%) compte tenu des délais. A noter que pour 8%, il s’agit d’un projet comme un autre.

En revanche, ils en perçoivent clairement les objectifs et la logique. Un quart d’entre eux mettent ainsi en avant la mensualisation des déclarations sociales.
21% voient d’ailleurs la réduction du nombre de déclarations comme une nécessité et 22% associent la DSN à la simplification et à l’automatisation de la transmission des données vers l’administration et les organismes de protection sociale.

Un projet perçu comme complexe mais des résultats positifs attendus au quotidien

Pour 42% des répondants, le déploiement en interne de la DSN est un projet complexe car il représente de multiples impacts pour les services concernés.
Cependant, plus de la moitié (58%) en attend des résultats positifs.
Ainsi, 22% pensent qu’ils optimiseront les processus de paie, 18% pensent qu’ils simplifieront les tâches liées au processus déclaratif, 16% qu’ils renforceront la productivité des services de paie et 5% que la DSN permettra d’améliorer la gestion des droits des salariés par les organismes de protection sociale.

Une montée en puissance du nombre de projets initiés par les entreprises

Bien que l’émission de DSN soit possible depuis 2013, sur la base du volontariat, très peu d’entreprises se sont déjà engagées dans le processus à ce stade, faute de logiciel de paie disponible.
L’année 2014 devrait cependant être l’année de la mise à disposition des outils et de prise de conscience et 47% des répondants affirment vouloir lancer le projet dès cette année afin de capitaliser sur les délais et anticiper le passage en 2016 dans les meilleures conditions.

De nombreuses initiatives devraient être lancées dans les prochaines semaines au sein des entreprises et le mouvement devrait s’accélérer au fil des mois. Les répondants déclarent ainsi avoir l’intention prochainement :

  • de se mettre en mode projet pour 58% d’entre eux.
  • d’alerter la Direction générale sur la DSN, ses impacts et les projets à mener dans ce cadre (30%).
  •  de s’inscrire en tant qu’entreprise volontaire DSN (10%).

Méthodologie de l’étude :

L’enquête a été menée en ligne, entre janvier et mars 2014.
110 entreprises, soit environ 1 million de salariés en France, ont répondu au questionnaire accessible sur les sites d’ADP et de CSC.

Parmi les répondants figurent :

  • 32% de responsables SIRH.
  • 29% de responsables Paie.
  • 16% de responsables des Ressources Humaines.
  • 12% de DSI, de Directeurs administratifs.
  • 11% d’autres responsables de l’entreprise.

Sources & autres liens utiles :

A propos d’ADP
Avec plus de 11 milliards de dollars de chiffre d’affaires et plus de 60 ans d’expérience, ADP® (NASDAQ: ADP) compte environ 620.000 clients dans plus de 125 pays. Figurant parmi les principaux acteurs mondiaux sur le secteur des services d’externalisation et de gestion du capital humain, ADP offre une large gamme de solutions intégrées en matière de ressources humaines, gestion de la paie, gestion des talents, gestion des temps et permet également à ses clients de se conformer aux évolutions réglementaires et législatives. Faciles d’utilisation, les solutions d’ADP offrent aux entreprises de toutes tailles un réel atout dans leur développement. ADP est également le principal fournisseur de solutions informatiques intégrées pour les concessionnaires de véhicules de loisirs, de véhicules utilitaires et d’équipements lourds.
Pour plus d’informations : www.fr.adp.com
Salle de presse d’ADP.
Rejoindre le groupe d’ADP “La simplification des déclarations sociales – La DSN

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#DSN: enjeux & perspectives pour les entreprises (avec @ADP_fr)

logo ADP
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Téléchargez le livre blanc « 7 clés pour comprendre la DSN » (PDF, 26 pages).

ADP a rassemblé, le 18/03/2014 à Paris, près de 160 participants dans le cadre d’une matinale sur le thème “DSN : Enjeux & opportunités – impacts du choc de simplification pour les organisations ».

Programme  :

  • 8h30 – 9h00 : Accueil petit-déjeuner
  • 9h00 – 10h30 : Présentations
  • 11h30 – 12h30 : Conférence de presse

Intervenants :

Matinale animée par Frédéric Ferrer, journaliste, enseignant à ESCP Europe avec :

  • Olivier Devin, Directeur associé, CSC
  • Elisabeth Humbert-Bottin, Directeur Général GIP-MDS
  • François Godreau, Directeur Consulting, ADP France

Elisabeth Humbert-Bottin

L’objectif de la Déclaration Sociale Nominative (DSN) est d’effectuer les déclarations sociales en ligne de manière gratuite et sécurisée. Cette transformation représente un partage complet des données par tous les acteurs. Il s’agit d’une procédure communautaire : éditeurs et acteurs travaillent en étroite collaboration au travers de la paie.

Trois axes principaux : simplicité, sécurité, maîtrise.

La DSN permet de réduire les 800 données mensuelles actuelles à 200. L’objectif est de créer un flux unique de données à transmettre chaque mois de manière simplifiée.
Ainsi, les démarches sont sécurisées et les mises à jour des prestations sociales beaucoup plus rapides (délais raccourcis de 50%).
Enfin, l’entreprise obtient une meilleure maitrise des informations sociales qui sont moins nombreuses.
Au final, la DSN regroupe des avantages pour les entreprises mais aussi pour les salariés : sécurisation des droits, puisque ceux-ci sont recomposés de manière exhaustive et plus fiable. Au niveau administratif, la DSN permet une dématérialisation complète et une diminution des erreurs qui peuvent être anticipées d’un mois sur l’autre.
La normalisation des données est une condition de stabilité de la DSN. La Belgique par exemple n’a effectué aucun changement majeur ces cinq dernières années.
Problématique de déploiement : avec la possibilité d’une adoption par les entreprises en phase 1 à partir d’avril 2013, la progression et le déploiement s’effectueront en 3 phases. Il s’agit maintenant de faire le maximum pour les 20 prochains mois.

Les entreprises sont-elles prêtes à passer à la DSN ?

Olivier DEVIN

La mise en place du projet DSN est un véritable choc de transformation que l’on n’a pas connu depuis la généralisation de la mensualisation en 1978. Regrouper tous les flux en un seul est une grande transformation à laquelle les entreprises ont besoin de s’adapter.

Résultats de l’enquête conjointement menée par l’Observatoire SIRH, CSC et ADP sur l’état d’avancement de la DSN

  • 72% des entreprises sont faiblement ou moyennement sensibilisés à la DSN mais reconnaissent l’importance de ce projet. Ces entreprises ont conscience des gains à terme du projet.
  • 42% des entreprises perçoivent la complexité qu’induit la mensualisation, tout en soulignant l’aspect positif de la DSN (optimisation, productivité, simplification, sécurisation des données).
  • 47% des entreprises lanceront le projet en 2014, mais 40% ont prévu d’attendre le second semestre de 2015. Or, il est primordial d’anticiper au maximum le projet DSN rappellent ADP, CSC et le GIP-MDS.
  • 58% des entreprises prévoient un mode projet en 2014.

Au final, la DSN est en marche. La prise de conscience dans les entreprises est bien plus importante qu’en 2013. Cependant, on note un nombre encore trop élevé d’entreprises qui attendent les obligations de 2016.
En conclusion, la DSN doit vraiment être prise au sérieux par les entreprises dans les mois qui vont suivre.

François Godreau

ADP France, prestataire de services pour la paie et les RH, est impliqué dans le projet DSN depuis le début.
ADP s’engage à :

  • accompagner à 100% les clients et entreprises dans le projet DSN,
  • impliquer 100% des collaborateurs,
  • faire évoluer tous les systèmes d’informations.

La mise en place du projet DSN implique un changement de norme. C’est également l’occasion de faire évoluer et d’utiliser de manière optimale les systèmes d’informations, avec plus de fiabilité et de productivité pour les entreprises. ADP propose d’ailleurs à ses clients la réalisation d’un audit “flash” des processus et des données impactés pour accompagner la transition des entreprises qui souhaitent anticiper la DSN.
L’ambition d’ADP est de déployer la DSN chez ses clients en alliant fiabilité et productivité, mais aussi de faire en sorte que le contrôle de cohérence des données soit renforcé pour permettre au gestionnaire de paie de passer ce cap en toute maîtrise.
La DSN va permettre l’optimisation de la gestion des flux entre les organisations (OPS et ADP), avec la nécessité de prouver que le travail de déclaration mensuelle est correctement accompli, grâce notamment, à une traçabilité intégrée dans l’évolution des systèmes d’informations.

Questions / Réponses :

1) Existe-t-il différents niveaux d’engagements dans le projet DSN et dans ses fonctionnalités ?

E. H-B. rappelle que des réunions sont organisées tous les mois, depuis deux ans, avec l’ensemble des représentants des éditeurs de paie. Ces 10 éditeurs relaient au sein de leurs instances, les éléments de préparation du projet DSN. Il existe une tendance de dispersion très importante sur le marché de l’éditeur. Ils ne sont pas tous au même niveau de préparation. ADP fait partie de ceux qui ont signé la charte de partenariat DSN du GIP-MDS et va rejoindre le cercle des pilotes édition.

O. D. aborde la pertinence des 3 phases du GIP-MDS et reconnait le fort travail d’évangélisation restant à effectuer pour poursuivre la sensibilisation des clients et de leurs entreprises. Il énonce le véritable enjeu d’étaler leur charge, d’anticiper et d’identifier le plus tôt possible le niveau d’efforts nécessaires à fournir pour s’adapter.

2) Y a un impact pour le salarié ? Que celui-ci soit positif ou négatif ?

E. H-B. : Oui, il y a un impact positif. Le salarié reçoit les informations concernant cette nouvelle procédure avec les explications de la DSN, le recueil de ses rémunérations et de ses contrats de travail… L’objectif est de traiter de façon centralisée, dématérialisée et exhaustive les droits des salariés.

O.D. : Il faut reconnaitre que les gains de productivité diffèrent selon l’entreprise : les impacts peuvent être modérés selon les cas de figures. Mais il y a un véritable gain de charge administrative, ainsi qu’un gain lié à l’absence d’erreurs (alerte en cas de problèmes : détection progressive des erreurs) et enfin, un gain de stabilité du modèle (de temps d’ajustement du système). Exemple concret : allègement des coûts du mois de janvier qui redevient un mois comme les autres.

3) Y a-t-il un après DSN ?

20 à 25 déclarations seront remplacées en 2016. Ensuite, l’objectif sera d’étendre le périmètre à d’autres obligations et autres organismes, ainsi que de déployer la DSN à la fonction publique. Mais il faut éviter de compliquer la DSN uniquement pour que l’Etat l’utilise. Après 2016, la transformation se poursuivra et s’effectuera sur plusieurs années.

En conclusion : Entreprises, mettez-vous sans plus attendre à la DSN pour anticiper cette simplification sans le choc ! 

Téléchargez le livre blanc « 7 clés pour comprendre la DSN » (PDF, 26 pages).

Une synthèse co-signée Françoise Breux, directrice du marketing de la relation client d’ADP, Patrick Bouvard, rédacteur en chef de RHinfo.com et illustrée avec talent par Luc Tesson.

Revivez cet événement avec le storify d’ADP :

A propos d’ADP

Avec plus de 11 milliards de dollars de chiffre d’affaires et plus de 60 ans d’expérience, ADP® (NASDAQ: ADP) compte environ 620.000 clients dans plus de 125 pays. Figurant parmi les principaux acteurs mondiaux sur le secteur des services d’externalisation et de gestion du capital humain, ADP offre une large gamme de solutions intégrées en matière de ressources humaines, gestion de la paie, gestion des talents, gestion des temps et permet également à ses clients de se conformer aux évolutions réglementaires et législatives. Faciles d’utilisation, les solutions d’ADP offrent aux entreprises de toutes tailles un réel atout dans leur développement. ADP est également le principal fournisseur de solutions informatiques intégrées pour les concessionnaires de véhicules de loisirs, de véhicules utilitaires et d’équipements lourds. Pour plus d’informations : www.fr.adp.com
Salle de presse d’ADP.

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@Saba_fr rejoint la Cloud Security Alliance

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Saba SMILE imageSaba (OTCPink : SABA), l’un des plus grands fournisseurs mondiaux de solutions de nouvelle génération sur le Cloud pour la gestion des talents, a annoncé avoir rejoint la Cloud Security Alliance (CSA).

La CSA est une organisation à but non lucratif ayant pour mission de promouvoir les meilleures pratiques pour assurer la sécurité au sein du cloud et celle de tous les autres usages de l’informatique.
L’équipe de sécurité de Saba partagera son expérience en matière de solutions de sécurité cloud, utilisées par une base client internationale de plus de 11,1 millions d’abonnés, et collaborera avec les membres de CSA pour appliquer et approfondir les meilleures pratiques.

« En tant qu’entreprise membre de la Cloud Security Alliance, Saba aura en permanence l’occasion d’échanger ses connaissances avec d’autres membres également en charge de l’amélioration de la sécurité des produits cloud et de l’environnement de leurs clients », explique Randy Barr, Chief Security Officer de Saba.« Rejoindre la CSA, une organisation très respectée dans le secteur, permettra à Saba d’apporter sa contribution via ses nombreux comités et programmes dans le secteur. Les enseignements et informations obtenus grâce à notre statut de membre de la CSA nous aideront à améliorer continuellement nos propres programmes de sécurité et de confidentialité des clients. »

Saba

 

 

M. Barr, membre de la CSA depuis 2010 et candidat à l’obtention de son « Certificate of Cloud Security Knowledge » (certificat de connaissances sur la sécurité du cloud), facilitera les relations de Saba avec l’organisation. Il interviendra sur des questions telles que le traitement sécurisé, la conservation, la suppression ainsi que le traitement des informations personnelles, en accord avec les exigences relatives à la vie privée des clients.
Expert reconnu de la sécurité sur le cloud, Randy Barr a été nommé « Top Security Executive » par ExecRank pour l’année 2012.

« L’expansion du paysage technologique moderne est source de nombreux défis de sécurité pour les entreprises internationales. Qu’il s’agisse d’un flux continu de mises à jour ou de la façon dont les entreprises communiquent et partagent les informations, il est important que les entreprises étendent leurs mesures de sécurité pour garantir la protection des données », affirme Jim Reavis, co-fondateur et PDG de la CSA.
« Randy et son équipe assurent parfaitement la protection de l’immense base de clients de Saba. Nous souhaitons la bienvenue à Saba en tant qu’entreprise membre de la CSA et nous avons hâte d’utiliser ses connaissances pour développer encore davantage les pratiques du secteur dans le plus grand des écosystèmes technologiques. »

Téléchargez le livre blanc Saba Cloud Security pour en savoir plus sur les infrastructures de sécurité de l’entreprise.

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À propos de la Cloud Security Alliance
La CSA est une organisation à but non lucratif ayant pour mission de promouvoir les meilleures pratiques pour assurer la sécurité au sein du cloud et celle de tous les autres usages de l’informatique. La Cloud Security Alliance est dirigée par une vaste coalition d’experts du secteur, d’entreprises, d’associations et d’autres intervenants clés. Pour plus d’informations, visitez notre site Web www.cloudsecurityalliance.org et suivez-nous sur Twitter (@cloudsa).

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186ème revue #Paie #RH #GRH & #SIRH (du 17/02/2014)

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J’ai sélectionné pour vous, quelques liens, tweets et articles (par ordre antéchronologique de parution) :

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Rencontre avec @David_Bernard, co-fondateur d’@AssessFirst

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David BERNARD a co-fondé la société AssessFirst en 2002. Issu d’une formation en psychologie d’abord orientée vers la clinique, il s’est rapidement tourné vers la psychométrie et la psychologie du travail. Lors d’un stage réalisé au sein d’un cabinet de recrutement, il a l’idée de fonder un test de personnalité dédié à l’évaluation du potentiel entrepreneurial. Ce test ne trouvera pas le succès commercial escompté mais lui ouvrira toutefois les portes d’une carrière désormais largement engagée.

L’idée était alors lancée…

La mission qui l’anime est simple : rendre les tests de recrutement accessibles aux non spécialistes de la psychologie et des tests.

Son objectif :

« Démocratiser au maximum l’utilisation des tests et permettre à toute personne qui a besoin de recruter d’avoir des éléments factuels et objectifs sur lesquels se baser pour prendre de meilleures décisions ». 

C’est pour cela que les tests proposés séduisent : toute personne – quelle que soit sa formation – peut utiliser les tests AssessFirst pour valider la capacité des individus à réussir et à évoluer au sein de différentes fonctions. De nombreux clients d’AssessFirst s’appuient également sur ces outils pour accompagner le développement de leurs collaborateurs en interne.

Les aspects techniques du test

PSV20, le test phare d’AssessFirst est un test qui s’appuie sur le modèle des Big Five (Ouverture d’esprit, conscience, extraversion, “agréabilité”, “névrosisme”). Ces traits – trop généraux pour prédire la réussite professionnelle ont été subdivisés en dimensions plus spécifiques, de façon à rendre le test plus performant et plus à même de décrire la personnalité des candidats dans le détail.

« C’est en définissant une cible et en rapprochant celle-ci du profil du candidat que l’on a de très bons résultats pour prédire la performance de ce candidat».

Pour chacun des traits de personnalité – selon le poste visé par la personne – on va rechercher un score plutôt élevé ou au contraire plutôt faible, chacune de ces tendances renvoyant à l’une ou l’autre des caractéristiques recherchée dans le poste en question.

L’éccueil principal des tests de personnalité classique réside dans le phénomène de désirabilité sociale. En clair, les candidats vont répondre aux questions selon le caractère plus ou moins “désirable” de la réponse. Pour contrer cela, Assessfirst a choisi de mettre en place des tests ipsatifs, c’est-à-dire que les candidats vont devoir choisir – parmi 2 propositions – celle qui leur correspond le mieux. Chaque trait de personnalité est évalué au travers de divers items confrontés à chaque fois à des items correspondant à d’autres traits. Ce procédé rend bien plus compliqué à un candidat d’orienter ses réponses sur un trait particulier qu’il juge désirable. Des statistiques sur les temps de réponse sont également réalisées pour contrôler si le candidat a cherché à orienter ses réponses.

Lors d’une session de recrutement il y a deux objectifs principaux qui sont poursuivis au travers de la mise en oeuvre des tests de personnalité :

  • Orienter les questions qui seront posées lors de l’entretien.
    Cela sous tend que le candidat ait passé le test avant l’entretien et que le recruteur ait eu le temps de prendre connaissance des résultats.

« Les tests servent alors de base à la conduite d’un entretien de recherche de preuves centré sur les comportements ».

  • L’utilisation des tests dans une optique de sélection voire de présélection.
    Un profil cible a été défini en amont et on va rapprocher le profil du candidat de ce profil cible. En fonction des résultats obtenus par le candidat, on obtient un taux d’adéquation entre les 2. Ce taux d’adéquation mesure la qualité d’ajustement entre les dispositions personnelles du candidat et celles qui sont attendues pour le poste. En général, à partir de 60% d’adéquation, on considère que la majorité des comportements du candidat correspond à ce qu’on attend de lui pour le poste. La personne sera donc probablement invitée à continuer dans le processus de sélection.

L’importance de l’adéquation entre le poste et la personnalité

« On se rend compte que dans de très nombreuses professions, les dispositions personnelles des individus ont un impact phénoménal sur leurs probabilités de réussite ».

La prise en compte de ces dispositions personnelles permet entre autre de prévenir le turnover.

Il existe 3 indicateurs spécifiques sur lesquels on peut s’appuyer au moment du recrutement pour le prévenir :

  • Les aptitudes intellectuelles : elles renvoient aux capacités de raisonnement numérique, verbal, abstrait etc.
  • Les motivations : selon David BERNARD :

« tout le monde est capable d’être motivé, l’idée est qu’il faut évaluer les besoins fondamentaux spécifiques à la personne, et regarder si l’entreprise est en mesure de lui offrir ces perspectives ».

  • La personnalité : si les candidats prennent un poste qui ne correspond pas à leur personnalité, ils ont de fortes probabilités de ne pas s’épanouir dans leur travail. A terme,  ils ne seront pas heureux et partiront par conséquent plus vite.

AssessFirst : autour des tests de personnalité

En parallèle de la conception de tests dédiés à l’évaluation en contexte professionnel, David BERNARD est intevenu sur divers projets :

  • La conception de tests pour Studyrama : il s’agit de tests d’orientation. Les lycéens et étudiants qui complètent les tests d’intérêts professionnels, de motivation et de personnalité voient leur profil rapproché de 1200 profils métiers. L’objectif de cet outil est de leur permettre d’identifier les métiers dans lesquels ils ont toutes les chances de réussir… mais aussi de s’épanouir.
  • La développement d’un test pour Meetic : Le test créé évalue les valeurs, la personnalité, les besoins amoureux mais aussi divers indicateurs ayant trait au style de vie. Les valeurs seraient le principal facteur déterminant l’adéquation. Certains traits de personnalité plus généraux impacteraient également cette adéquation.

Les prochains projets d’Assessfirst

L’équipe d’AssessFirst travaille désormais au développement d’une nouvelle version de son système d’évaluation. Celui-ci permettra une intégration parfaite avec l’ensemble des logiciels SIRH disponibles sur le marché. Par ailleurs, l’équipe entend consolider son développement à l’international, notamment au travers de la conquête des pays émergents.

A propos d’Assessfirst

logo-assessfirst-signatureDepuis plus de 10 ans, AssessFirst aide les entreprises à devenir extraordinairement performantes en mettant à leur disposition des outils d’évaluation fiables et simples à utiliser qui leur permettent de recruter des collaborateurs plus productifs, développer la performance des équipes en place et diminuer le turn-over dans les postes sensibles.
Aujourd’hui, ce sont plus de 5.000 personnes réparties au sein de 1000 structures qui utilisent chaque jour leurs solutions. Ensemble, ils ont déjà fait passer plus de 2. 500 000 de tests.
En savoir plus sur AssessFirst : http://www.assessfirst.com/

Biographie de David BERNARD

Psychologue du travail diplômé de l’Université Paris 5 – René Descartes, David BERNARD aura patienté 30 jours seulement après l’obtention de son Grade de Master en psychologie pour lancer AssessFirst.
Après avoir successivement occupé les fonctions de Directeur Produits puis de Directeur Commercial, il pilote aujourd’hui le département Marketing & Communication d’AssessFirst. Il est notamment en charge du Branding d’AssessFirst et de la qualité de l’Expérience Utilisateur. David BERNARD participe également à l’exécution de divers projets de recherche conduits par AssessFirst, notamment dans le champ de l’analyse de la performance collective. Il est également auteur et conférencier. Il intervient notamment auprès de plus d’une vingtaine de Business Schools et d’Universités (cursus classiques et M.B.A.) dont HEC, IESEG, ISG, EM Strasbourg, Son dernier livre (“18 façons de décrocher Ce job”) a connu un succès considérable.
Son blog perso : www.david-bernard.com

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 Interview réalisée le 27 Janvier 2014 par :

QraSJbAAY2BErQBC0PXhaD8NEmilie RETSIN
Chargée de communication et marketing (stagiaire) chez SpotPink. Je suis en M1 Psychologie, Environnement et Menaces Sociales à l’université Paris Descartes. J’ai un véritable attrait pour le marketing et je m’intéresse plus spécifiquement au rôle que peut tenir la psychologie dans ce domaine. Vous pouvez me suivre sur Twitter @emilieretsin937

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