Le “cloud computing” bouscule l’informatique

Dans cet article paru dans
Publié le 25.08.09 – Rédigé par Cécile Ducourtieux

Retenons pour les besoins de ce blog les affirmations suivantes :

  • L’intérêt du “cloud” est évident. Au lieu d’acheter cher des serveurs et des logiciels, qui ne sont pas utilisés à 100 %, les entreprises les louent et ne paient que pour l’usage qu’elles en font.
  • Le “cloud computing” pourrait provoquer une vraie révolution dans le secteur informatique. Pour beaucoup d’acteurs, il implique un changement complet de modèle économique.
  • “Les données des entreprises seront mieux protégées chez des spécialistes que par elles-mêmes”, note néanmoins Sylvain Moussé, un des dirigeants de la société de services Cegid.”

L’avis du blogger
Depuis l’an 2000, le vocabulaire ayant trait aux modes de mise à disposition d’une solution informatique de gestion a considérablement évolué, au rythme d’un nouveau terme tous les 2 ans en moyenne.

Ainsi, nous avons quitté l’ère du contrat de licence pour un contrat de type ASP, suivi du SaaS et enfin du Cloud.

Aujourd’hui, compte tenu des mutations technologiques, je suis convaincue que les entreprises n’achètent plus seulement un produit ou un simple progiciel mais un ensemble de services, des services adossés à ces produits informatiques qui, vendus isolément, ne peuvent suffirent à satisfaire le besoin toujours croissant d’information, de réactualisation, de conseil, d’expertise, d’externalisation, de fonctionnalités et de services dématérialisés…

Au delà de ce qu’on pourrait croire être un phénomène de mode terminologique, les acteurs du marché des solutions informatique de gestion sont contraints de faire évoluer leurs offres, les technologies sur lesquelles elles reposent mais aussi et surtout les contrats qui les lient à leurs clients pour ce qui concerne le produit-service rendu. En effet, il s’agit bien de passer du modèle économique de la vente à celui de la location.

J’ai eu la chance de travailler pour un homme qui, récemment revenu de USA bien conscient du succès annoncé en France du système dont Salesforce.com est pionner, a contribué à implanter en france ce nouveau droit d’usage, en matière de gestion de la paie.

A l’époque où les mastodontes du SIRH s’interrogeaient encore sur les moyens à allouer à leurs équipes R&D pour faire évoluer leur offre en mode client/serveur, la vision très avant-gardiste de cet homme s’agissant de ce que serait d’ici quelques années les solutions les plus modernes de gestion de la paie, était réellement intrigante.

En effet, le caractère tabou de la rémunération impose dans notre culture sociétale que les données de ce sujet hautement confidentiel, soit religieusement préservées. Tout ceci contrastait véritablement avec la philosophie de stockage et d’accessibilité des informations par l’intermédiaire d’Internet ! Il avait bien perçu, avant les autres, la révolution qui attendait les entreprises et les acteurs du marché.

J’ai aussi croisé le chemin d’un autre dirigeant qui vendait du SaaS sans le savoir avec le vocabulaire de l’ASP, comme alternative la plus moderne de son offre traditionnelle de type “licence”. Pour nous comprendre, il fallait sans cesse ouvrir une version 2004 du Larousse…

Le conseil du blogger

Entreprises utilisatrices : avant d’acheter ou bien de louer, épluchez bien le(s) contrats(s) et faites-vous préciser clauses et garanties.

Cela vous permettra d’une part, de calculer votre ROI finement, chapitre par chapitre et de ne pas faire les frais d’un défaut d’actualisation des termes et contrats qui vous lient.

Enfin, vous serez assuré de faire appel à une offre dont la pérennité et la longévité ne nuiront pas à vos espérances en matière de retour sur investissement.

Carole Blancot À propos de Carole Blancot

Carole Blancot est conférencière, formatrice, co-auteure de plusieurs ouvrages, blogueuse, psychosociologue clinicienne psychothérapeute (Numéro ADELI : 78 93 1059 6), IPRP (n°IDF/2018/34), présidente de SpotPink (agence de communication pour les acteurs des domaines RH et SIRH), et DPO (Désignation CNIL : N° DPO-37620 et N° DPO-37624).
Elle intervient par exemple en entreprise pour faciliter la négociation du droit à la déconnexion et la mise en œuvre des outils et des mesures de régulation associées. Elle met aujourd'hui son passé de consultante RH au service d'interventions psychosociologiques dans des contextes qui sont parfois compliqués. Elle maîtrise les tenants et aboutissants du RGPD. C'est, par ailleurs, une spécialiste de la production de contenu pour les sujets traitant de la gestion des RH, du SIRH (Système d’Information en Ressources Humaines) et des médias sociaux. Elle a (co)réalisé en 2015 la première étude portant sur le phénomène du FoMO et sur le niveau de dépendance des Français vis-à-vis des médias sociaux. Twitter : @CaroleBlancot

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