L’équithérapie ou comment remettre le pied à l’étrier.

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Une psychothérapie pas comme les autres

Selon la SFE, la Société Française d’Equithérapie, « l’équithérapie est un soin psychique médiatisé par le cheval et dispensé à une personne dans ses dimensions psychique et corporelle. »

Cette thérapie dite brève (susceptible de durer quelques mois, mais pas plus), consiste à améliorer la condition psychique de la personne, mais aussi son bien-être, grâce à la présence apaisante du cheval. Ce dernier apparaît comme un médiateur entre le patient et le thérapeute. Sur la bannière du site de la SFE, on trouve d’ailleurs cette citation :

« “Le cheval est un bon maître, non seulement pour le corps mais aussi pour l’esprit et le cœur”, disait déjà Xénophon, cinq siècles avant Jésus-Christ. »

Le cadre de l’équithérapie est important, il diffère d’une thérapie classique, grâce à l’intermédiaire qu’est le cheval, il permet de favoriser les interactions entre le patient et le thérapeute. Pour ce faire, ce dernier a recours à des moyens psychiques (tels que la parole, l’émotion, le ressenti) et corporels (c’est-à-dire la communication non verbale). Le cheval est un animal sensible, qui perçoit les émotions. L’équithérapeute, à travers la réaction du cheval face au patient, peut ainsi mieux comprendre celui-ci.

De nombreuses psychopathologies peuvent être soignées ainsi, comme l’autisme ou la schizophrénie, mais également les personnes en stress, celles manquant de confiance en elles, ou encore des personnes tristes voire déprimées suite à des soucis dans leur vie privée. Mais aussi, pour des individus ayant des problèmes de communication, le cheval peut être une façon d’apprendre la communication verbale comme celle non verbale.

L’équithérapie se développe

Toutefois, l’équithérapie est, comme toute psychothérapie, non réglementée, c’est-à-dire que chacun pourrait s’autoproclamer équithérapeute. Il faut faire attention à cela à s’assurer que le thérapeute ait « la possession d’un diplôme officiel dans un domaine du soin ou de l’aide, le passage par une formation spécialisée en équithérapie, l’adhésion à un organisme représentatif et/ou la signature d’une charte de déontologie spécifique à l’équithérapie. » (SFE)

Cette thérapie commence à se faire connaître et à être reconnue par des professionnels de la santé ainsi que par l’Etat.

Ce n’est en revanche pas comparable à l’équitation, le patient n’a pas besoin d’être cavalier. Le travail s’effectue aussi bien à cheval qu’à pied, il n’est pas obligatoire de monter, l’important est d’être en présence du cheval. Comme le dit la SFE : « En équithérapie, l’accent est mis sur la communication et l’inter-sensibilité avec l’animal qui offre de grandes possibilités de découvertes et d’évolution psychique. »

Voici différentes méthodes utilisées dans l’équithérapie :

  • d’abord, la personne prend connaissance de l’animal en le brossant, cela lui permet de l’observer, et surtout, en être tenue responsable.
  • Ensuite, le travail en liberté, dans un manège ou une carrière lui permet d’arrêter de vouloir tout contrôler par exemple (car il n’a aucun moyen d’obliger l’animal à faire ce qu’il veut), mais aussi d’interpréter les réactions de l’animal.
  • Une fois à cheval, un certain équilibre est nécessaire, surtout s’il monte sans selle, on appelle cela « monter à cru », le patient travaille ainsi sa motricité.

Des séances entre différents patients ne seront jamais les mêmes, car le thérapeute s’adapte à chacun. Cela se fait en général individuellement, mais peut aussi se faire en groupe.

Dans une entreprise, lorsque les employés ne se sentent pas bien, l’équithérapie peut être une solution. En effet, cela permet un travail de développement personnel, où l’on apprend notamment à devenir responsable et autonome.

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ProfilChloé GALARD
Chargée de communication et marketing (stagiaire) à SpotPink, je suis actuellement en 3ème année de licence de psychologie, à l’Université Nanterre Paris Ouest.
Je souhaiterais travailler dans la publicité, et devenir plus particulièrement planneur stratégique. Mes passions sont l’équitation et le cinéma.
Mon compte Twitter : @chloe_galard

Carole Blancot À propos de Carole Blancot

Carole Blancot est conférencière, formatrice, co-auteure de plusieurs ouvrages, blogueuse, psychosociologue clinicienne psychothérapeute (Numéro ADELI : 78 93 1059 6), IPRP (n°IDF/2018/34), présidente de SpotPink (agence de communication pour les acteurs des domaines RH et SIRH), et DPO (Désignation CNIL : N° DPO-37620 et N° DPO-37624).
Elle intervient par exemple en entreprise pour faciliter la négociation du droit à la déconnexion et la mise en œuvre des outils et des mesures de régulation associées. Elle met aujourd'hui son passé de consultante RH au service d'interventions psychosociologiques dans des contextes qui sont parfois compliqués. Elle maîtrise les tenants et aboutissants du RGPD. C'est, par ailleurs, une spécialiste de la production de contenu pour les sujets traitant de la gestion des RH, du SIRH (Système d’Information en Ressources Humaines) et des médias sociaux. Elle a (co)réalisé en 2015 la première étude portant sur le phénomène du FoMO et sur le niveau de dépendance des Français vis-à-vis des médias sociaux. Twitter : @CaroleBlancot

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