L’état du marché français du cloud computing selon Markess

Dans sa dernière étude (Cf.* plus bas), le cabinet Markess International apporte plusieurs éléments de compréhension sur le marché du cloud computing pour la France.
On décrit en général le cloud avec trois composantes :
  • le Saas (Software as a service), 
  • le Paas (Platform as a service), 
  • l’Iaas (Infrastructure as a service), 
donc les applications, les plate-formes et les infrastructures en mode hébergé.
Sur ce sujet, lire l’article publié sur ce blog le 29 août 2009 Cloud, IaaS, PaaS, SaaS, StaaS : mais de quoi parlez-vous ?
Ces trois éléments étant reliés, insiste Markess, au marché de l’hébergement (soit l’hébergement en co-location, soit l’infogérance, à l’exclusion de la part de l’hébergement qui va dans les contrats d’infogérance).
  • L’hébergement représente 880 millions d’euros en 2009 en France,
  • le cloud (Saas + Paas + Iaas) représente 1,5 milliard d’euros -le Saas représentant la majeure partie de cette somme -. 
  • En conséquence, le marché français du cloud computing représente 2,3 milliards (Cf.** plus bas).
Sur ce sujet, visionner la video de l’article publié sur ce blog, le 19 octobre 2009, Rappel : qu’est-ce le cloud computing ?
Ce marché connaît plusieurs évolutions.
  1. Markess souligne par exemple l’intérêt croissant pour le cloud privé interne. Réticentes à confier leurs données à l’extérieur, les entreprises peuvent se laisser tenter par cette formule qui concerne l’hébergement à l’intérieur d’un même groupe industriel ou dans un cadre mutualisé, par exemple entre collectivités locales. 
  2. Il comporte une variante : le cloud privé externe. Dans ce cas, l’hébergement se fait dans un centre dédié aux seules données de l’entreprise ou d’un groupe d’entreprise. 
  3. Reste un troisième cas de figure, celui du cloud public, où les ressources sont mutualisées chez un prestataire externe.
Autre évolution, celle concernant les secteurs externalisés. Les acteurs du marché et les DSI interviewés citent de plus en plus le réseau comme le prochain secteur à virtualiser. D’autres sont déjà largement concernés : stockage, poste de travail, plateformes applicatives, services web.

La crise économique peut-elle précipiter la demande ? Actuellement, sur les 150 interviewés :

  • 7% sont intéressés pour passer au cloud de type « privé » interne » (53% d’ici 2011),

  • 8% à une formule externe mais dédiée (44% d’ici 2011),

  • 5% pour la solution externe totale (36% d’ici 2011).

Parmi les raisons de ce recours au « cloud » viennent en tête :
  • l’optimisation des coûts d’exploitation (30% des réponses), 
  • la volonté de mutualiser les ressources (26%), 
  • la réduction des risques d’interruption du business (20%), 
  • une meilleure évolutivité (19%), 
  • l’externalisation de la sauvegarde, la maintenance et la réactivité (18%).
Enfin, Markess s’intéresse aux acteurs de ce marché, et les répartit dans sept secteurs différents. Cinq sont des grands classiques de l’informatique :
  • les spécialistes de la co-location (Equinix, Interxion, Telehouse, Telecity Group), 
  • les opérateurs télécoms et hébergeurs (OBS, Colt, Easynet, SFR-Jet Multimédia), 
  • les hébergeurs à valeur ajoutée (Agarik, Claranet etc), 
  • les infogéreurs (Cap, HP-EDS, Atos, IBM), 
  • les éditeurs (Microsoft). 
Deux secteurs font figure de nouveaux entrants : les spécialistes du Saas (Salesforce, Google), et les nouveaux venus (Amazon, Rackspace, Rightscale).
Markess avait également demandé : quels sont les acteurs les plus avancés en matière de « cloud » ? Amazon, Google Salesforce, et Rackspace sont largement cités. De quoi inquiéter des acteurs mieux installés. Le marché semble de toute façon très ouvert : les 150 interviewés ont cité 60 acteurs différents.

(*) Le cabinet Markess International a mené une enquête en ligne entre les mois de juin et de septembre dernier auprès de 150 responsables d’entreprises, venus :

à 69% des DSI,
à 24% des DG,
7% autres.

Un gros tiers de ces entreprises,

  • 37% ont plus de 2 000 salariés, 
  • 39% moins de 250, 
  • le reste, 24%, est entre 250 et 2 000 salariés.
(**) Au plan mondial, IDC évalue le marché du cloud à 17,4 milliards de dollars en 2009 et prévoit 44,2 milliards de dollars pour 2013.
Le cabinet segmente ce marché du cloud en cinq secteurs :
  • les applications qui passeraient de 8,5 milliards de dollars en 2009 à 16,8 milliards de dollars en 2013, 
  • les infrastructures applicatives de 3,5 à 8,8 milliards de dollars,
  • les serveurs de 2,1 à 6,6 milliards de dollars,
  • les développements de 1,7 à 5,8 milliards de dollars
  • le stockage de 1,6 à 6,2 milliards de dollars.
Lire l’article “Markess évalue l’état du marché français du cloud computing“, publié le 29/10/2009, par Didier Barathon, sur
Carole BLANCOT – caroleblancot@yahoo.fr – 06.50.26.65.17
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Carole Blancot À propos de Carole Blancot

Carole Blancot est conférencière, formatrice, co-auteure de plusieurs ouvrages, blogueuse, psychosociologue clinicienne psychothérapeute (Numéro ADELI : 78 93 1059 6), IPRP (n°IDF/2018/34), présidente de SpotPink (agence de communication pour les acteurs des domaines RH et SIRH), et DPO (Désignation CNIL : N° DPO-37620 et N° DPO-37624).
Elle intervient par exemple en entreprise pour faciliter la négociation du droit à la déconnexion et la mise en œuvre des outils et des mesures de régulation associées. Elle met aujourd'hui son passé de consultante RH au service d'interventions psychosociologiques dans des contextes qui sont parfois compliqués. Elle maîtrise les tenants et aboutissants du RGPD. C'est, par ailleurs, une spécialiste de la production de contenu pour les sujets traitant de la gestion des RH, du SIRH (Système d’Information en Ressources Humaines) et des médias sociaux. Elle a (co)réalisé en 2015 la première étude portant sur le phénomène du FoMO et sur le niveau de dépendance des Français vis-à-vis des médias sociaux. Twitter : @CaroleBlancot

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